Serpents et piercings
Par iti |
dimanche 17 août 2008 à | Lectures
Un peu de littérature, un peu de cinéma et beaucoup de n'importe quoi (y compris un zeste de pseudo politique)
Par iti |
dimanche 17 août 2008 à | Lectures
Je me souviens que la première fois que j'en ai entendu parler, c'était dans Le Grand Journal, du temps que BEIGBEDER y chroniquait. Je ne sais plus comment il l'a présenté. Il a dû dire que c'était écrit par une jeune Japonaise de 22 ans et qu'il devait y avoir du SM ou un truc du genre. Et il n'a pas du manquer de préciser qu'elle a eu le prix Akutagawa au Japon.
Bref, friand de lecture asiatique contemporaine, je me suis dit : pourquoi pas ? allons-y !
Et j'ai été déçu, comme lorsqu'une publicité nous vante les mérites d'un nouveau produit qui n'a de nouveau que la petite marque qu'on lui applique sur le paquet...
J'exagère à peine. Car de quoi est il question ici ? D'une jeune fille de 19 ans qui tombe sous le charme d'un jeune homme à la langue fendue (de serpent, donc). Subjuguée, elle décide de faire de même. Et c'est là qu'intervient le troisième larron en la personne du perceur-tatoueur. Ménage à trois en filigrane dans le Tokyo underground ou presque. Et qui dit ménage à trois, dit fin tragique, celà va de soi...
Rien de nouveau, donc, sous le soleil. D'autant que le roman n'est qu'une énième variation sur le passage de l'adolescence à l'age adulte (je commence à saturer là...), version dépressive... ou plutot version alcoolisée, ce qui en définitive est la seule originalité de cette oeuvre.
Après on rajoute une pincée de sel sexe et de poivre SM, histoire de faire plus accrocheur et de vendre mieux. A croire qu'un bouquin est un bien culturel aussi quelconque que GTA IV... 
Peut-être aussi que cette mauvaise impression est due à la traduction de l'anglais et non du japonais directement (tradutore tradittore !!!). Par le même qui a traduit Hank, avec parfois les mêmes erreurs, je suppose, du genre : tu veux sucer = tu veux baiser ?
Ou comment vendre une nouvelle au prix d'un roman sous le simple prétexte que l'auteure (pour faire plaisir aux féministes) n'a que 17 ans. D'ailleurs, je pense que j'ai eu raison de ne pas lire le roman du plus jeune auteur français l'an dernier, Boris BERGMANN, de l'écurie BEIGBEDER, même si le titre était alléchant : Viens là que je te tue ma belle...
Mais revenons à nos moutons. Encore une fois, voilà un texte qui traite du délicat passage qu'est l'adolescence. A croire que j'envisage d'en devenir un spécialiste...
Notre héroïne, Asako, 17 ans, terminale (ou l'équivalent nippon) se pose son lot de questions existentielles. Et décide d'arrêter tout simplement l'école. Tentation assez fréquent au Japon tant la pression est forte (entre les cours officiels et les particuliers...). Pis encore, elle décide det tout liquider, tout abandonner, de renaître...
De renaître de bien curieuse manière puisqu'elle s'associe à son jeune voisin âgé d'une dizaine d'années pour se faire passer pour une jeune femme mariée et mère d'un petit garçon sur un chat pour adultes...
le texte a été rédigé i n'y a que quelques années (en 2001 plus précisément) et pourtant celà semble être une éternité !!! En effet, peut-on imaginer, de nos jours, qu'une jeune fille ne sache pas chattre ni même faire la différence, en Asie, entre les caractères et l'alphabet latin. Surtout au Japon. J'ai peine à le croire. Malgré quelques invraissemblances, comme un garçonnet qui sort, tout de go :
Sûr que plus on en apprend sur l'érotisme, plus on s'aperçoit que c'est d'une variété sans borne. C'est en se familiarsant avec les ténèbres que l'homme vainc sa peur et son incompréhension. Le monde en devient plus petit et plus mince. Pour éviter de se le prendre dans la gueule en devenant adulte, autant plonger soi-même dans l'univers du sexe avant l'âge. Après, au moins, on n'aura plus peur.
L'histoire se laisse lire et peut être une excellent introduction pour une jeunesse qui n'envisage la lecture que comme un lointain vestige d'une autre époque...
J'ai découvert BUKOWKI y'a tout juste un an et je ne m'en suis toujours pas remis. Aussi ai-je décidé de me dégoter un autre bouquin pour voir si tout cela n'était que passager... Et ça ne l'est pas !!! C'est le genre de mecs que j'affectionne... Comme GAINSBOURG, ARNO ou LEOTARD (non pas François, mais Philippe ; encore que le premier a pondu un petit pamphlet pas dégueu du tout qui mérite le détour)
Dans Les Contes de la folie ordinaire, c'est surtout l'alcool à outrance qui m'avait marqué, voire traumatisé... Là, c'est la baise à tout va. Autres temps, autres moeurs. Le SIDA n'existait alors pas ; on ne craignait que la syphillis et compagnie (encore qu'on ne précise pas si on se protégeait ou pas... juste qu'on ramone en moyenne une vingtaine de fois avant de jouir. Ou qu'on découvre le cunnilingus...)
S'y alternent également les scènes quotidiennes d'une petite vie de plus en plus rangée (encore que le cochon se tape deux étudiantes allemandes en même temps...), toujours abreuvées d'alcool à tous les étages, et des passages de réflexion (à propos de Céline et de Voyage au bout de la nuit :
Après ce bouquin, il a perdu la main, il s'est mis à frimer, à casser les pieds à ses éditeurs et à ses lecteurs. Rudemment dommage. Son talent à disparu
ou encore d'autres écrivains etasuniens...)
Petit bémol, à la fin, avec quelques répétitions... c'est pas désagréable en soi, mais on s'en serait passé... Problème de traduction également : traduire shit par merde, ça devait le faire dans les années 80 même si j'ai un peu de mal à le croire...
En résumé, c'est pas le livre que je conseillerai pour rentrer dans le monde de l'écrivain dipsomane le plus célèbre des USA, mais il se laisse lire tranquillement, un petit après-midi estival...
J'en ai trop brièvement parlé l'an dernier. Faut que je me rattrape, car le film est sublime et faut que ça se sache. C'est le genre d'œuvre qu'on se lasse pas de voir et revoir (au même titre que Good Will Hunting par exemple).
Tout d'abord, Matt DILLON est tout simplement remarquable. Désormais, dès que je suis les aventures de CHINASKI, c'est lui qui s'impose à mon esprit. Seut petit bémol : trop belle geule quand même... le cheveux gras lui donne un style, y'a rien à redire, mais lui manque la bedaine, preuve des années d'alcool... (cf. Women par exemple où il se décrit laid et aimant s'enfiler des petites jeunes...)
Et la musique surtout !!! On ne le dira jamais assez, la bande-son contribue largement à laréussite d'un film. Ainsi, je ne me lasse pas d'écouter les poèmes chantés par Kristin Asbjørnsen. Un pur délice...
N'oublions pas non plus la scène d'ouverture qui nous plonge directement dans le bain : CHINASKI se fait virer après s'être arrêté dans un bar, qu'il venait de livrer... Ni la fin, texte déclamé devant une stripteaseuse, bouteille bière et cigarette à la main...
If you’re going to try, go all the way. Otherwise don’t even start.
This could mean losing girlfriends, wives, relatives, jobs, and maybe your own mind.
It could mean not eating for three or four days.
It could mean freezing on a park bench.
It could mean jail.
It could mean derision.
It could mean mockery. Isolation.
Isolation is the gift. All the others are tests of your endurance.
Of how much you really want to do it.
And you’ll do it, despite rejection in the worst odds. And it’ll be better than anything else you can imagine.
If you’re going to try, go all the way.
There’s no other feeling like that.
You will be alone with the gods and the nights will flame with fire.
You’ll ride life straight to perfect laughter.
It’s the only good fight there is.
Prochaine étape donc, lire Factotum, histoire de comparer, et ses poèmes surtout...
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samedi 2 août 2008 à | Lectures
Décidément, cette année débute très bien au niveau littéraire : le moins qu'on puisse dire c'est que je ne suis pas trop déçu parce que je lis.
La Physique des catastrophes, avait attiré mon regard lors d'une de mes nombreuses flâneries dans les librairies, l'an dernier. A l'époque, par manque d'argent, je m'étais rabattu sur L'Ame du mal et La Foire des ténèbres, tous deux en pocket.
Puis il s'est rappelé à mon bon souvenir à l'occasion des fêtes de fin d'année, car présenté comme un must have...
Et je n'ai pas été déçu. Ça a beau être un pavé, je l'ai englouti en un petit week-end pratiquement. Une fois qu'on entre dans l'histoire, difficile d'en sortir. Enfin, si on apprécie les histoires de fin d'adolescence...
Car ça commence comme un mauvais teen-movie (comme on dit en bon français) : on a une jeune fille intelligente, nouvelle au lycée, qui finit par intégrer le club select des sang-bleus. Tout ce petit monde gravite autour d'une prof de cinéma qui meurt mystérieusement...
L'histoire est une tentative de la part de l'héroïne (Bleu Van Meer ) pour essayer de comprendre comment tout celà a bien pu arriver... D'autant qu'elle est la dernière personne à l'avoir vue vivante...
Et puis, on n'est pas aux USA pour rien : on rajoute une pincée de groupuscule anti capitaliste, dot le père... mais j'en dis déjà trop !!!
Bref, le tout est agrémenté de citations et références culturelles (les titres de chapitres, par exemple, sont des titres de bouquins) qui, moi, m'ont séduit (snobisme (pseudo) intellectuel quand tu nous tiens...)
Voilà un des rares livres qu'il ne me déplairait pas de relire. Peut-être en VO cette fois...
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mardi 29 juillet 2008 à | Lectures
On sait que j'ai attendu longtemps avant de me plonger dans cette œuvre... et le moins qu'on puisse dire c'est que je n'ai pas été déçu (même si je ne suis pas certain d'avoir tout compris...)
Tout d'abord, la structure narrative pour le moins originale m'a séduit d'emblée. En effet, ici, on regarde le monde d'en haut. Dès les premières pages, on est entrainés dans l'aventure par un narrateur omniscient, qui ne prend aucunement part à l'histoire. Il observe et partage avec nous ce qu'il voit.
Ainsi, on prend une personne « au hasard » dans la rue et on la suit. Ce qui permet de se familiariser avec l'environnement de l'époque (l'Angleterre de la fin du XIXème siècle). Et qui nous entraîne vers une autre (Sugar, prostituée qui réalise tous ses phantasmes (par voie littéraire notamment) et qui plus est a de la conversation...) et encore une autre (un jeune homme qui passe par là et qui, vraissemblabement, est promis à un brillant avenir)... Bien entendu, celui-ci est marié et va tomber amoureux de Sugar, même si cette dernière ne brille pas par sa beauté...
Bref, c'est comme si (un) Dieu nous racontait une histoire, nous permettait d'assister à un petit miracle (à savoir l'ascension d'une prostituée). Et avec ça une écriture vivante, dynamique qui est bien loin de ce qu'on écrivait alors au XIXème siècle (du moins en France, pour le peu d'expérience que j'en ai). J'insiste sur l'écriture car on a tant de détails et de descriptions minutieuses, qu'on a l'impression de littéralement voyagé dans le temps, que le livre a été rédigé par quelqu'un qui y a véritablement vécu.
Et si vous ne deviez lire ce livre, ce ne serait que pour la fin qui est tout simplement géniale !!! Attention spoilers, comme on dit en bon français (je sais, je me répète...). Bien souvent, la fin d'un film est décevante et c'est pour ça que je préfère les livres. Soit elle est trop mièvre, soit elle arrive trop tard. Ici, rien de tel. La fin s'abat sur le lecteur d'un coup, sans crier gare. Que sont les protagonistes devenus ? On ne le sait pas. On a suivi une tranche de vie, c'est tout. On n'a pas assisté à leur naissance, on n'assistera pas à leur mort. Ont-ils connus une meilleure vie ? Sombrent-ils dans la déchéance la plus abjecte ? On ne peut que l'imaginer...
Bref, voilà le premier livre de l'année qui m'a absolument ravi et que je ne peux que conseiller si on a un peu de temps cet été...
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jeudi 24 juillet 2008 à | Lectures
C'est avec ce livre que je décide de reprendre mes impressions littéraires.
Pourquoi avec celui-là ? Parce que l'article attendait bien au chaud et qu'il suffisait de le taper.
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lundi 21 juillet 2008 à | Divers
non pas Godot, mais quelques comptes rendus de ce que j'ai pu lire en ce début d'année...
Par iti |
samedi 19 juillet 2008 à | Divers
Et pour finir la découverte de la saison. L'an dernier c'était Dexter (j'attends toujours de voir ce que la saison 2 donnera, même si j'ai des a priori et suis persuadé que la première se suffit à elle-même...).
Cette année, c'est... roulement de tambours... The Big Bang Theory !!! j'en avais entendu parler dès début octobre, mais ça ne m'avait pas particulièrement marqué. Jusqu'à ce que mon frère m'en parle de nouveau, le mois dernier. Et je dois dire que j'ai raté quelque chose. Car cette série est tout simplement géniale ! Pour peu que tu sois un nerd ou presque (oui, je confirme NERD et non pas GEEK. Car geek a un côté branché, cool que nerd n'a pas ; et pourtant nos héros sont clairement des nerds (mais aussi des geeks). La nuance est subtile, mais elle existe. Question d'inclusion je dirai. A noter également que des sous films sur les nerds ont déjà vu le jour auparavant, comme l'innénarable : Revenge of the nerds, avec Anthony EDWARDS.)
Pour revenir à nos moutons, l'histoire est plutôt basique. Deux doctorants en physique ont une nouvelle voisine blonde et assez mignonne. Fatalement l'un d'entre eux (Leonard, joué par Johnny GALECKI, déjà aperçu dans Suicide King, qui dans mes souvenirs n'était pas trop mal, et vaut la peine d'être vu) en tombe amoureux. S'en suivent des scènes plus ou moins cocasses. Car son colacataire, Sheldon, est un clone de Mr BEAN, surdoué
Sheldon : ...when I was 15, spending the summer at the Heidelberg Institute in Germany.
Penny : Studying abroad ?
Sheldon : No. Visiting professor.
Un de ses amis, Howard WOLOWITZ, est, lui, un clone d'Austin POWER (mais qui a le bon goût d'avoir une boucle de ceinture représentant une manette de NES) ; un autre, Rajesh, est d'origine indienne, mais est incapable de parler à la gente féminine, à moins d'avoir un peu bu auparavant.
Finalement, il est le seul à peu près normal mine de rien... (il envisage quand même de rester jouer à Halo, juste parce que son adversaire est un enfant-bulle...)
Bref, cette série s'adresse, bien entendu, à tout le monde. Mais si vous connaissez le monde d'ASIMOV et les trois lois de la robotique, si vous avez entendu parler du paradoxe d'HEISENBERG ou encore savez ce qu'est un diagramme de VENN cette série vous parlera un peu plus. (J'ai dû être un nerd, ou presque, dans une vie récente antérieure... :-/)
Personnellement, j'ai hate de voir la Saison 02.
Par iti |
vendredi 18 juillet 2008 à | Divers
On s'égosille, on s'égosille, à force de râler et on oublie de parler de l'essentiel, à savoir la série elle- même. Attention spoilers, comme on dit en bon français...
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