Pourquoi les émissions culturelles passent-elles si tard ?

Jeudi soir dernier, en seconde partie de soirée (pour ne pas dire en pleine nuit!), on pouvait regarder Culture et dépendances , l’émission qui vous empêche de dormir (sic). Le thème était : à quoi sert la philosophie ? à quoi sert le philosophe ? bien évidemment il n’y pas de réponse universelle. Néanmoins tous autour du plateau s’accordaient à reconnaître qu’elle permet de mieux appréhender le monde qui nous entoure, dans lequel on vit, et aussi l’homme. Ce qui est intéressant avec un tel thème (ou avec la philosophie en général ?) c’est qu’on aborde bien vite d’autres sujets comme la religion, l’histoire, le matérialisme ou encore le libéralisme et la démocratie, la mondialisation…

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas pris plaisir à commencer à réfléchir. Je me suis aussi rendu compte à quel point il est inutile, ou pas très utile, d’enseigner la philosophie , qui est d’ailleurs plutôt une pseudo histoire de la philosophie, en terminale. En tout cas, en ce qui me concerne, je ne crois pas avoir eu la maturité nécessaire pour l’aborder alors. De plus, à moins de savoir pertinemment qu’on veut en faire, ce n’est pas à 18 ans qu’on décide de s’y engager… mais bon, le système éducatif étant ce qu’il est.

Bref, toujours est il qu’après cette émission j’ai décidé d’essayer d’avoir une meilleure vision de l’histoire de la philosophie (il est bien loin le temps où je parcourais avidement Le monde de Sophie, Jostein GAARDER), et de picorer de-ci de-là les thèmes qui m’intéresseraient. Autrement dit, je vais devenir momentanément plus chiant… enfin plus que d’habitude. Du moins, dès que je m’y serai mis, évidemment. Il faut d’abord que je finisse Karl MARX ou l’esprit du monde, Jacques ATTALI. Une résolution ne venant jamais seule : il faudra essayer aussi de lire absolument au moins 30min avant de dormir ! et si possible en anglais, histoire de devenir fluent.

Damnées journées qui ne durent que 24 heures…

Riz cantonnais


Certes, la randonnée a eu raison de mes membres inférieurs, mais pas de mon estomac !
Pour cela, rien de plus simple : pendant que le riz chauffe à l’auto-cuiseur, on prépare des petits pois dans une casserole et deux œufs en omelette dans une poêle. Pendant que tout chauffe, on découpe du jambon en dés. Une fois l’omelette prête on la coupe à son tour en dés. On égoutte les petits pois et on fait revenir le tout dans la poêle avec en plus des crevettes.
Dès que le riz est prêt, on mélange le tout.
On agrémente enfin d’une sauce de soja.
Et voilà comment on satisfait un ventre affamé en peu de temps.

Au dessert, petit gâteau asiatique et du thé ensuite.

Que demander de plus ?

Celui qui n’était pas sportif

Ce matin, réveil à 6h30 ! (ça fait mal quand on a l’habitude de se réveiller 1h plus tard au moins en général ; et encore plus, quand on n’a pas pu trouver le sommeil avant 1h voire 1h30). Pourquoi se lever si tôt un dimanche matin, diantre ? parce que je retourne en enfance et que je ne veux pas rater les dessins animés dominicaux ? parce que j’ai soudainement envie d’aller à la première messe de la journée ? eh bien non ! parce que le voisin d’une amie nous a proposé une petite sortie à la montagne. K-A et moi allons être initiés à la randonnée en raquettes. Donc, nous voilà, de bon matin, en route direction Luchon.
Une fois arrivés au Bourg d’Oeuil, on nous explique comment enfiler les raquettes : ce qui n’a pas l’air trop compliqué a priori. Et nous voilà à l’assaut de la vallée. Et après quelques minutes : le premier déchaussage d’une longue série. (Evidemment, je n’avais pas suffisamment bien attaché les raquettes…) c’est pas grave : qui veut aller loin, ménage ses raquettes. Ainsi convenablement chaussé, je me lance vaillamment à l’assaut de la vallée. Avec une vaillance qui n’a pas fait long feu il faut bien le reconnaître… mais a-t-on idée d’entreprendre l’ascension d’une côte qui fait au minimum 70° ? on dirait bien que oui, si on est un petit peu sportif. Ce qui n’est pas mon cas ! Mon cœur commence à battre de plus en plus vite : mon corps a besoin de beaucoup d’oxygène, lui qui n’est pas habitué aux efforts violents.
Et fatalement, je me retrouve nez à nez avec un immense grizzli d’au moins 2m de haut. Il avait un pelage immaculé, aveuglant. Affreuse apparition. Et ses crocs acérés étaient prêts à broyer les os de malheureux égarés aventureux, à se régaler de chair bien fraîche…
En vérité, ça ne s’est pas passé tout à fait comme ça. Je me suis plutôt retrouvé nez à nez avec un monstre pire : la terrible Fringale, aussi connu sous le barbare nom d’Hypoglycémie. Voilà que ma tête commence à tourner. Je me sens faible. Que faire ? je continue courageusement les rejoindre. Ils comprennent que ça ne va pas. Je suis prêt à tout abandonner. Je suis un poids pour eux, il faut qu’ils m’abandonnent. Il faut qu’eux au moins continuent et sauvent leur vie de ce terrible grizzli. Je me sacrifierai pour eux. Ou alors je rejoindrai la voiture. Je m’écroule sur la neige, épuisé. Et je me résigne à essayer d’avaler un Grany saveur pistache. En temps normal, je l’aurai dévoré, mais là incapable de déglutir. Je prends tout mon temps et en profite pour me reposer.
Finalement, prenant mon courage à deux mains, je décide de continuer, car ils consentent à ralentir, comprenant que cette montée à pic qui n’était initialement pas prévue a consumé un corps inadapté aux efforts sportifs violents.
Nous continuons donc, plus calmement. La tête me tourne encore un peu… il faut laisser le temps au glucose de pénétrer le sang. Mais je me sens d’attaque pour continuer, jusqu’à ce que mort s’en suive ! enfin, évanouissement plutôt. Mais c’est un autre ennemi qui apparaîtra : l’ignoble Crampe ! elle s’accroche à mon mollet droit. Affreuse souffrance. ἀνέχου καὶ ἀπέχου [1]. Stoïque je poursuis. Elle appelle un renfort qui s’attaque traîtreusement à mon mollet gauche ! puis un autre vient à leur aide et s’agrippe au bas de ma cuisse droite ! que faire ? abandonner lâchement ? que nenni ! buvons, buvons pour les éliminer, et endurons ! Ce fut dur, mais on est finalement arrivés au col. J’ai vaincu ! ou alors, je me mésestimais, ou pensais que ma résistance limite était plus faible que prévu.
Comme le temps commençait à se dégrader, on amorça la descente. Mais avant de poursuivre, halte dans une petite cabane pour se restaurer. Là, se trouvaient déjà deux grimpeurs, visiblement habitués à la randonnée dans le coin d’après le récit de leurs exploits. Je n’ai pu m’empêcher de penser à Brokeback Mountain, en plus vieux et plus rustique. On ne leur tient pas compagnie trop longtemps pour ne pas trop se refroidir.
Donc, rebelote : on remet les raquettes et évidemment je les mets mal et je déchausse encore… heureusement le retour est plus agréable et plus facile que l’aller, même si je sentais que les Crampes n’avaient pas abandonné la guerre…
On arrive finalement à la voiture, puis à Toulouse, et moi enfin dans mon petit studio.

Bilan : bientôt des photos des paysages et surtout demain, l’Arrière-Garde va porter le coup fatal en lachant son arme secrète : les Courbatures ! on m’a suggéré de faire un petit footing de décrassage… ce sera déjà bien si j’entreprends de la marche rapide.

Notes

[1] anekhou kai apekhou : supporte et abstiens-toi

C’était pas au programme

Ce week-end, j’avais prévu « d’habiller » mon blog à mes couleurs, de telle sorte qu’il ne ressemble à aucun autre ou alors le moins possible. J’avais, donc, déjà commencé, hier soir, à fureter de-ci de-là pour voir comment m’y prendre. Contrairement à ce que je pensais, ça n’a pas l’air si dur que ça. En tout cas, si on se réfère à ces tutoriaux.

C’était sans compter sur un magnifique ciel bleu et un radieux soleil cet après-midi. Un avant-goût printanier. Occasion à ne pas laisser passer pour flâner et découvrir de nouvelles rues inconnues, de nouveaux coins. Pour aller faire les courses aussi. A l’origine juste pour prendre des produits pour faire mon 1er riz cantonnais et quelques autres bricoles.

Résultat des courses (c’est le cas de le dire) :

  • chez le chinois
    • De la dakatine !!! (youpi ^^)
    • Des vermicelles
    • Des nouilles
    • De la sauce d’huître
    • Des petits gâteaux chinois (miam miam ^^)
  • à Monoprix
    • 1 boîte de sardines
    • Des chipsters
    • Du fromage râpé
    • Du café
    • 1 soupe chinoise
    • Des céréales
    • Des Bio (pardon, Activia) fraises
    • Du thé aux 5 fruits rouges
    • Des petit écolier
    • 1 avocat
    • Du crabe en boite
    • Des crevettes
    • Des steaks hachés
    • Des curly cacahuètes
    • 1 côte de porc
    • Des petits pois
    • Des oignons
    • Du jambon
    • Des tomates
    • Du soja
    • Des carottes
  • à Spar
    • 2 bouteilles d’eau (Hépar et Vichy)
    • 1 bouteille de lait
    • 1 pack de bières
  • et en bonus à Midica :
    • 1 râpe
    • 1 ouvre-boîte

Les plannings et les listes toute faites, ça n’a jamais marché avec moi : je n’arrive jamais à faire ce que j’ai prévu, ou si rarement…

L’avantage c’est qu’en achetant plus que ce qui était initialement prévu (en gras), je n’aurai pas besoin de refaire les courses de sitôt.

Tony Takitani

Tony Takitani Ce film, adapté d’une nouvelle de l’auteur japonais Haruki Murakami, raconte l’histoire d’un dessinateur japonais qui a toujours vécu seul. Lorsqu’il était enfant, il n’a pas eu l’occasion de connaître son père qui était souvent en tournée. Il a dû alors vite apprendre à se débrouiller seul. Devenu adulte, il a du mal à s’ouvrir aux autres et reste enfermé dans sa solitude, absorbé par le dessin (d’objets mécaniques, comme des moteurs, des pistons, et non d’humains, comme s’il se sentait pas proche de ces derniers)… jusqu’au jour où il rencontre Eiko. Elle va devenir son épouse, et remplir sa vie. Tout irait pour le mieux, si elle n’avait pas l’insatiable besoin d’acheter des vêtements. Toujours, et encore… à tel point qu’il faut leur consacrer une pièce entière dans la maison. Mais, Eiko meurt dans un accident de voiture, laissant tous ses vêtements… Tony ne sait alors qu’en faire…

Ce film est un petit bijou de poésie mélancolique. Mélancolique à cause des couleurs pâles et de la lumière. Mélancolique à cause du piano languissant qui est présent pendant tout le film. Mélancolique à cause de la voix du narrateur qui nous accompagne (comme lorsqu’on lit une histoire ; les personnages parlent peu ici). Mélancolique à cause des thèmes abordés : amour et solitude.

Voilà un film qui permet de passer une agréable soirée qu’on regarde avec plaisir.