Celui qui aime regarder les séries américaines

Dans ma prime jeunesse (pour faire genre je suis vieux) je ne me souviens pas avoir été très friand de séries télévisées (Friends, mis à part) et autres sitcoms : on rêve tellement plus le nez plongé dans les bouquins…

Mais depuis quelque temps, je me suis trouvé une passion – éphémère ? – pour les séries américaines comme Les experts (de préférence Las Vegas), la série des New York (surtout Section Criminelle pour le personnage de Robert GOREN (Vincent d’Onofrio), mais aussi Unité Spéciale), Monk (à croire que je me retrouve dans ce personnage…) ou encore N.C.I.S. (Ducky (David McCALLUM : quel puits d’érudition !!! et que dire de Jethro (Mark HARMON, si froid et pince sans rire et de Tony (Michael WEATHERLY) l’archétype du mâle séducteur trop sur de lui qui l’affiche. Je me rends compte que tous les personnages ont un petit quelque chose d’intéressant). Il fut un temps, je regardais Stargate, mais depuis que Richard Dean ANDERSON (qui berça mon enfance avec son rôle inoubliable de Mac Gyver – Mac Cuillère comme disait Mémé…) n’y est plus, je ne regarde plus… Je n’ai pas continué non plus à regarder Smallville (Kristin KREUK n’excuse pas tout !) j’ai essayé de me mettre aux 4400 mais c’était pas ça… par contre, j’ai bien accroché à Medium. Du moins la première saison, parce que là je commence à me lasser un peu… bon je crois que j’ai fait le tour là… ah non, je commence à regarder Numb3rs par curiosité, mais ça fera l’objet d’un prochain article.

Ces derniers jours, otite oblige (eh oui, voilà ce qui arrive quand on ne se soigne pas à temps), je me suis plongé dans la deuxième saison de Lost – merci Bittorrent !!! J’ai donc regardé les 19 épisodes téléchargeables et me trouve ainsi au même niveau que les Américains.

Ceux qui ont aimé la première saison adoreront, vraissemblablement, celle-ci. Je ne dirai rien, pour ne pas gâcher leur plaisir, mais ya vraiment beaucoup de suspens, de mystère et on se pose pas mal de questions… néanmoins, j’appréhende la fin de la série : j’ai peur d’être déçu…

V for Vendetta

V for Vendetta Au XXIème siècle, l’Angleterre est plongée dans une terreur dictatoriale. Tous les citoyens se soumettent et l’acceptent. Jusqu’au jour où un mystérieux « terroriste » remet tout en cause, et se donne un an pour que le régime soit renversé par le peuple.

Dans ce film, la dictature a les couleurs de celles qu’a connues le siècle précédent. Pour ne pas faire de jaloux. Et le rouge et le noir, c’est vrai que ça va bien ensemble. Le dictateur ressemble étrangement à LENINE. Quant au symbole… il m’a laissé perplexe car me faisait penser à la croix de Lorraine du général : perfide clin d’œil ?

Bref, rien de bien recherché, que de la symbolique primaire… tout comme le parallèle entre la renaissance de V dans le feu, et celle d’Evey sous la pluie : côté purification pour des justiciers, y’a pas mieux. D’ailleurs, le titre en lui-même : V for Vendetta, ne peut que faire penser à : signe son nom à la pointe de son épée, d’un Z qui veut dire Zorro.

On a, donc, un justicier solitaire qui va renverser une dictature, tout seul. C’est un peu gros, quand même. Ce serait un petit commando, d’une dizaine d’hommes, ce serait déjà un peu plus crédible.

Même si le scénario est des frères WACHOWSKI, je n’ai pas retrouvé leur griffe ici (si ce n’est lorsque V affronte une dizaine d’hommes armés, eux, d’armes à feu et lui de ses seules dagues). Peut-être est il préférable de lire la bande dessinée.

Il n’empêche que le film se laisse voir et qu’on passe un bon moment grâce aux prestations, entres autres, de Natalie PORTMAN, qui, même le crâne rasé, ne perd rien de son charme, et de Stephen FRY (qui joue le rôle d’un animateur de télévision homosexuel et que je ne vois, décidément, que lorsqu’il tient un tel rôle : Peter’s friends, Wilde).

Spaghettis au saumon

Bien que terrassé par un rhume, qui se plait bien chez moi, j’ai eu envie de me faire plaisir hier soir, sur le plan gastronomique.

Pour cela, pendant que les spaghettis cuisent, faire revenir un oignon émincé dans de l’huile d’olive. Une fois que celui-ci est doré, rajouter de la crème fraîche, et mélanger. Puis, couper le saumon en petits parallélépipèdes – n’est-ce pas LusaNg. Enfin, mélanger le tout.

(Une fois n’est pas coutume, j’ai dosé, juste comme il faut, pour une seule personne, alors que j’en aurais bien repris tellement c’était bon. Je me rends compte que j’aurai peut-être dû saupoudrer un peu de parmesan… Mais c’est un vrai délice quand même!)

The Catcher in the Rye

Je n’ai pas l’intention de faire un résumé exhaustif ni une analyse succinte.[1] Je dirai juste que l’histoire est somme toute simple. Holden CAULFIELD, jeune homme de 16ans, est renvoyé encore une fois d’un lycée, à quelques jours des vacances de noël. Plutôt que de rentrer chez lui et d’avoir à affronter ses parents, il erre dans les rues de New-York, pendant 3 jours.

Pour beaucoup, ce livre est considéré comme le livre sur les angoisses adolescentes. En tout cas, c’est un de ces livres qui ne m’ont pas laissé indifférent. Le mode narratif n’y est pas étranger. Quand on lit, on se trouve être Holden CAULFIELD. Et, bien plus que de le suivre pendant ces pérégrinations new-yorkaises, on vit ses errements aussi bien physiques que psychologiques.

En effet, ce récit nous est raconté d’un hôpital psychiatrique, près d’Hollywood. Il s’avère qu’Holden souffre de dépression (les expressions I felt so depressed ou encore it depressed me so much sont omniprésentes). Ce qui expliquerait son rejet des adultes, qui pour lui sont tous plus ou moins des escrocs ou des hypocrites, et du monde en général. Rejet qui va au-delà de la simple crise d’adolescence tant il a l’air si seul… de n’exister que pour lui-même. Et pour sa petite sœur, Phoebe. La mort d’un de ces frères, Allie, à cause d’une leucémie l’a profondément bouleversé, traumatisé même. Et ce d’autant plus qu’Allie était particulièrement intelligent – du moins, dans la mémoire d’Holden – un véritable exemple à suivre. Une telle icône, qui a disparu d’une manière injuste, si jeune, vous écrase alors d’un tel poids. Vous anéantit parce que vous n’êtes qu’un enfant et qu’on vous demande déjà d’accepter de vivre sans l’être qui partage votre sang, qui ne sera plus présent que dans vos souvenirs. Lesquels s’estomperont inexorablement au fil du temps…

Pour en revenir au livre, le seul petit problème – du moins, en ce qui me concerne – c’est qu’il est évidemment écrit dans la langue qu’un jeune de 16ans parle. Donc il y a beaucoup d’argot, et il ne m’a pas toujours été facile à trouver la traduction. Mais ce n’est là, qu’un détail, parce que j’ai tellement été pris par le livre, qu’une fois finie, des phrases et des expressions me revenaient, pendant que j’attendais désespérément le marchand de sable.

Je ne pouvais écrire un article sur ce livre sans y placer au moins trois citations d’importance.

Tout d’abord la première phrase de l’œuvre :

If you really want to hear about it, the first thing you’ll probably want to know is where I was born, and what my lousy childhood was like, and how my parents were occupied and all before they had me, and all that David Copperfield kind of crap, but I don’t feel like going into it, if you want to know the truth.

Laquelle nous plonge déjà dans l’état d’esprit d’Holden, et nous laisse présager de la suite.

Ensuite le passage expliquant le titre, qui peut paraître énigmatique :

Anyway, I keep picturing all these little kids playing some game in this big field of rye and all. Thousands of little kids, and nobody’s around — nobody big, I mean — except me. And I’m standing on the edge of some crazy cliff. What I have to do, I have to catch everybody if they start to go over the cliff — I mean if they’re running and they don’t look where they’re going I have to come out from somewhere and catch them. That’s all I’d do all day. I’d just be the catcher in the rye and all. I know it’s crazy, but that’s the only thing I’d really like to be. I know it’s crazy.

On peut me rétorquer que ce passage n’est pas spécialement intéressant parce qu’un titre n’a pas forcément de rapport avec l’histoire qu’on lit. (par exemple : Le Nom de la rose, Umberto ECO) Certes…

Enfin, les deux dernières phrases :

Don’t ever tell anybody anything. If you do, you start missing everybody.

A méditer…

Notes

[1] ni même écrire en anglais, ce qui aurait été logique quand on a lu le texte en version originale. Et qui aurait été un excellent exercice, j’en conviens. Mais ma flemme légendaire étant ce qu’elle est…

Omelette au saumon

C’est une envie qui m’a pris comme ça. Sans prévenir, elle s’est insinuée lentement dans mon esprit gourmand, et a grandi, grandi, grandi. Elle commençait à m’obnubiler tant et si bien que j’y ai finalement succombé. Je suis si faible face aux plaisirs de la chère.

Je me suis fortement inspiré de cette recette. (Évidemment j’ai toujours pas de crème fraîche pour mes omelettes ; j’y peux rien : j’ai pas l’habitude d’en acheter…) Plat qui a été accompagné d’une salade de laitue, et d’un petit vin rouge. (Je ne suis pas un grand fan de rosé…)

Je suis malade, complètement malade

J’ai le nez qui coule – parfois c’est un véritable torrent de rhume – et la gorge qui fait de plus en plus mal, et un mal de crâne lancinant… Hélas, pour moi, mes lymphocytes semblent être en grève et n’assurent même pas le service minimal. Si les infusions et les thés agrémentés de citron et de miel ne calment pas cette atroce douleur qui m’irradie le gosier, je devrai me résigner à partir acheter un quelconque sirop miraculeux, en plus de doucereuses pastilles supposées efficaces. Ou alors devrai-je plutôt y rajouter du rhum : il paraît que les alcools forts ça tue les microbes.

Mais cela ne dure que depuis 3 jours à vrai dire. Depuis que Pâques est passée. D’ailleurs, après m’être tant bâfré, je me demande si je n’aurai pas préféré une courte crise de foie. Au moins j’aurai pu dormir à peu près convenablement hier soir, et je ne me ferai pas peur lorsque je me regarde par inadvertance dans le miroir.

En réalité, peut-être que ça phagocyte dur dans mon corps en ce moment. Que, même si plusieurs batailles ont été perdues, le sort de cette guerre bactériologique peut encore basculer d’un instant à l’autre. Les cinq cents derniers du carré anti-viral peuvent encore mener une ultime charge héroïque, en se souvenant de CAMBRONNE – et surtout en espérant avoir plus de succès… Et en entendant la rumeur d’un tel courage les lâches lymphocytes qui se planquaient tranquillement, vont décider de venir prêter main forte. Ainsi, grâce à ce prompt renfort qui les vit finalement arriver trois mille au port, je serai guéri.