Thank You for Smoking

Thank You for Smoking Le pitch (à croire que j’ai été contaminé par l’homme en noir) est simple : Nick NAYLOR est un lobbyiste spécialisé dans la défense de l’industrie américaine du tabac. Son boulot consiste, donc, à combattre les associations anti-tabac et les politiques de prévention qui nuisent à l’économie des sociétés pour lesquelles il travaille. Mais à défendre l’indéfendable, il parvient difficilement à convaincre son ex-femme qu’il peut être un modèle pour leur fils…

Après l’excellent Lord of War, dans lequel Nicolas CAGE – un de mes acteurs préférés soit dit en passant – joue le rôle d’un marchand d’armes sans scrupule

 »There are over 550 million firearms in worldwide circulation. That’s one firearm for every twelve people on the planet. The only question is: How do we arm the other 11?

le cinéma américain s’attaque au problème du tabagisme en reprenant les mêmes ingrédients de base : un film immoral [1] à la première personne sur un homme considéré par beaucoup comme une ordure, mais présenté sous les traits de quelqu’un d’ordinaire (excellent Aaron ECKHART, déjà aperçu dans : Conversations with Other Women, et que je conseille fortement à mes lectrices.)

Ici, toutefois, on se prend moins au sérieux et on a plutôt recours à l’humour noir et au cynisme :

Joan, how on earth would Big Tobacco profit off of the loss of this young man? Now, I hate to think in such callous terms, but, if anything, we’d be losing a customer. It’s not only our hope, it’s in our best interest to keep Robin alive and smoking.
(…)
Joan, and please, let me share something with the fine, concerned people in the audience today. The Ron Goodes [2]  »of this world… want the Robin Willigers to die. (…) So that their budgets will go up. This is nothing less than trafficking in human misery, and you, sir, ought to be ashamed of yourself.

 » En filigrane, on peut, donc, voir se dessiner une apologie du sophisme, dénoncé par PLATON :

‘Cause if you argue correctly, you’re neverwrong.

A se demander alors si le lobbyiste d’aujourd’hui n’est pas le sophiste d’hier…

D’autant plus qu’à la fin… je n’en dirai pas plus, avant qu’on ne me reproche encore une fois de tout dévoiler ;p

Notes

[1] Plutôt qu’amoral. En effet, immoral signifie qui est contraire à la morale ou encore qui est sans principe de morale, alors qu’amoral veut dire : qui est étranger à la morale, qui ne l’attaque ni ne la défend, qui se place en dehors d’elle.

[2] Qui fait partie de Top Aide of Health & Human Services et qui assiste le principal sénateur anti-tabac

Celui qui découvre une nouvelle série

Mon intérêt pour les séries américaines ne diminue pas ; bien au contraire. Ce qui a comme conséquence une baisse de ma fréquentation des salles obscures (un seul film vu depuis que je suis rentré de La Réunion : il faut absolument se ressaisir là !) et aussi de mes lectures…

Même si la troisième saison de Lost, ainsi que celle de Grey’s Anatomy, a commencé, je résiste pour l’instant à la tentation de la regarder : j’attends d’en avoir suffisamment pour me faire d’agréables petites soirées.
En revanche, je regarde régulièrement Prison Break : je trouve cette deuxième saison beaucoup plus intéressante que la première.
En ce qui concerne Desperate Housewives, (dont je n’avais pas encore parlé, et que j’ai découvert sur M6 peu avant les vacances) je ne suis pas sûr d’aller au bout cette fois-ci : Eva LONGORIA n’excuse pas tout! Autant j’ai plutôt bien apprécié la première, autant j’ai dû presque me forcer pour regarder la seconde (comment ça j’ai regardé la fin uniquement à cause de Xiao-Mei (Gwendoline YEO) ?!)

Pour en revenir au titre de l’article, celle que j’affectionne particulièrement en ce moment, c’est : Heroes. Le premier épisode m’avait, déjà, bien plu. Le deuxième aussi. J’allais écrire un article après avoir visionné le troisième, mais je me suis dit : « ne nous emballons pas trop vite, et attendons de voir si ça tient toujours ses promesses. ». Maintenant que j’ai vu le cinquième épisode, je peux le clamer : cette série est tout simplement excellente! Pour peu qu’on aime bien la science-fiction, les super-héros et, bien-entendu, le suspense.
Voilà, rapidement, le pitch – pour parler comme l’homme en noir : un éminent généticien indien est persuadé que partout dans le monde, il existe des personnes dotées de capacités particulières… En apprenant sa mort, son fils (lui aussi brillant généticien, mais réfractaire aux idées paternelles) va à New-York et découvre que son père avait réussi à localiser l’un d’entre-eux. Le téléspectateur, quant à lui, suit l’évolution de différents personnages, éparpillés aux U.S.A, qui sont plus ou moins conscients de l’étendue de leur(s) pouvoir(s). Et qui finiront par découvrir qu’ils doivent sauver le monde (rien que ça…). A noter que la prémonition apocalyptique du peintre, Isaac MENDEZ (Santiago CABRERA) n’est sans rappeler celle de Johnny SMITH (Anthony MICHAEL) dans Dead Zone (une des premières que j’ai commencée à suivre en venant en métropole).
Ce qui est intéressant c’est que contrairement aux comics, dans lesquels on ne rencontre que des super-héros confirmés et qui ont conscience de leurs pouvoirs hors-normes, pour la plupart, ici, on découvre au fur et à mesure les différents dons de chacun.
Enfin, si, comme moi, vous aimez bien les personnages un peu lourdauds, Hiro NAKAMURA (Masi OKA), employé japonais qui a la possibilité de contrôler l’espace-temps et de se téléporter et qui contribue à donner un petit plus à cette série, ne vous laissera pas indifférent.

Bœuf sauté aux poivrons et aux oignons

Bœuf sauté aux poivrons et aux oignons
Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas publié de recette. Non pas que je ne cuisine plus parce que j’aurais cédé aux sirènes des plats surgelés ou autres conserves – loin de là! – mais je suis bien trop souvent terrassé par une flemmingite aïguë qui m’empêche de tenir la rubrique culinaire de ce blog à jour (Comme quoi la paresse n’est pas toujours féconde, contrairement à ce qu’écrivait le poëte.)

Enfin bref, pour en revenir au plat, il faut comme ingrédients :

  • rumsteak
  • 1 gros oignon
  • 1 poivron
  • piments
  • sel
  • huile

Pour la sauce:

  • 1/2 c. à soupe de fécule (poudre manioc)
  • 1 c. à soupe de sauce de soja ou d’huître
  • 3 à 4 c. à soupe d’eau

Pour la marinade:

  • (1 c. à soupe de rhum éventuellement ?)
  • 1/2 c. à soupe de fécule
  • 1 c. à soupe d’huile
  • ail
  • gingembre

Passons maintenant à la recette proprement dite.

  1. Tout d’abord, couper le bœuf en lamelles. Puis, bien le mélanger avec la marinade et laisser macérer.
  2. Mélanger dans un bol les ingrédients de la sauce. Couper l’oignon en demi-rondelles et le poivron en lamelles.
  3. Faire revenir le bœuf en retournant de temps en temps, puis réserver.
  4. Faire revenir l’oignon puis le poivron dans la poêle, en remuant constamment.
  5. Remettre le bœuf dans la poêle, puis le bol de sauce et les piments coupés. Laisser cuire en tournant doucement jusqu’à épaississement. (Si la poêle commence à attacher, rajouter de temps à autre un peu d’eau pour faire baisser la température. )

Servir avec du riz ou des nouilles chinoises.

Merci à Qifen pour ses conseils pour la sauce et la marinade ^_^

The Curious Incident of the Dog in the Night-Time

Effectivement, je n’ai pas été déçu par cette histoire pour le moins saugrenue, au départ : Christopher BOONE, cherche à résoudre un « crime » étrange – le chien de sa voisine a été tué par une fourche – dont il a été accusé à tort, et va découvrir une vérité à laquelle il ne s’attendait pas…
Mais Christopher n’est pas un garçon comme les autres : il souffre du syndrome d’Asperger (he knows a very great deal about maths and very little about human beings) et, sur les conseils d’un professeur, raconte son histoire à travers ce livre (dès lors, il ne faut pas s’étonner que les chapitres soient numérotés par des nombres impaires.).

Celui-ci plaira aux amateurs de mathématiques, qui se délecteront de ce genre de blague :

There are three men on a train. One of the them is an economist and on e of them is a logician and one of them is a mathematician. And they have juste crossed the border into scotland (I don’t know why they are going to scotland) and they see a brown cow standing in a field from the window of the train (and the cow is standing parallel to the train).
And the economist says, ‘Look, the cows in scotland are brown.
And the logician says, ‘No. There are cows in scotland of which one, at least, is brown.
And the mathematician says, ‘No. There is at least one cow in scotland, of which one side appears to be brown.
And this is funny because economists are not real scientists, and because scientists think more clearly, but mathematician are best.

Mais permet surtout de mieux cerner une certaine catégorie d’autistes et d’entrapercevoir une autre vision du monde.

I think prime numbers are like life. They are very logical but you could never work out the rules, even if you spent all your time thinking about them.

Voilà une œuvre très enrichissante à mettre entre toutes les mains.

Un petit changement s’impose

D’une part, parce que je trouvais ma mise en page, vraiment trop sobre, voire un peu tristounette – mais, au moins, je l’avais créée tout seul, comme un grand.

D’autre part, sutout, parce que le Dotclear « nouveau » est sorti (depuis au moins 2 mois, certes, mais ce n’est qu’aujourd’hui que j’ai pu avoir enfin une base de données en mysql5[1] : visiblement, on doit penser que mieux vaut tard que jamais chez OVH)

En vérité, ce n’est encore qu’une version bêta et je prends, donc, le risque de jouer le grand qui s’y connait et qui pourra débusquer les bugs et faire avancer le schmilblick (on peut toujours rêver, non ?!). Pour l’instant, je m’amuse à découvrir la nouvelle interface et les nouvelles possibilités qui me sont offertes.

D’ici quelques jours, je vais m’occuper un peu plus sérieusement de mon blog : thème, rajout des booklog et filmlog, plug-in [2] (notamment pour que cet article ait toujours un sens) et autres babioles…

Notes

[1] ça c’est pour faire croire que je m’y connais en info

[2] qui devient au pluriel : plugins ?

Une amicale petite soirée

J’ai été invité par K.-A., hier soir à dîner, avec son copain.

Bilan :

  • j’ai apprécié un délicieux poulet au gingembre (et moi qui étais si fier de mon sauté de crevettes, eh bien, je peux repasser)
  • j’ai découvert une invention qui pourrait être géniale (le sachet à glaçons ALBAL) si j’étais sûr que le sachet fût, sinon biodégradable, tout au moins recyclable…
  • et un cocktail : le caipirinha (directement rapporté du Brésil : si j’avais été un peu plus doué ou si j’avais un peu beaucoup mieux étudié, peut-être que j’aurais pu assister à des conférences à l’étranger moi aussi)
  • on s’est souvenus de nos années lycée (les meilleures…?)
  • et j’ai ramené deux nouveaux livres de chevet : The Crimson Petal and the White de Michel FABER (que je lui ai fait découvrir l’an dernier, mais que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire) et The Curious Incident of the Dog in the Night-time de Mark HADDON (qui a l’air d’être excellentissime, au regard des 3 premiers chapitres.)

Ça n’a rien à voir, mais il n’a échappé à personne qu’on est le vendredi 13. Je ne suis généralement pas superstitieux – parce que ça porte malheur… – mais comment expliquer rationnellement que, justement, aujourd’hui j’ai raté mon train ? :p