Ça y est : je suis enfin inscrit, de nouveau, sur les listes électorales – mieux vaut tard que jamais… Comme toujours, impossible de trouver mon lieu de naissance parmi les différents noms de commune proposés. Donc il faut attendre qu’on appelle un responsable pour vérifier que Sainte-Clotilde, c’est bien rattaché à Saint-Denis. Comme le ministre de l’Outre-Mer a l’air de s’ennuyer (puisqu’il trouve le temps de folâtrer avec une présentatrice de journal télévisé, aussi charmante soit-elle…), il peut toujours s’occuper de ce problème (qui concerne, je suis sûr, d’autres)
Ensuite, je suis parti à la recherche du bouquin de GRACQ dans une « vraie » librairie. Et là, ça a été le drame… Pour mon compte en banque, bien évidemment. Je devrai être parfois, momentanément, interdit de librairie comme d’autres sont interdits de casino. Et, comme j’ai tendance à être faible, je suis ressorti avec deux VARGAS (Sous les vents de Neptune et L’Homme à l’envers), deux ZWEIG (les biographies d’Erasme et de Marie-Antoinette ; mais toujours pas la biographie de NIETZCHE), Odette Toulemonde et autres histoires d’Eric-Emmanuel SCHMITT (dont j’ai entendu parler la première fois quand il a publié un livre sur MOZART) et le célébrissime Cent Ans de Solitude de GARCÍA MÁRQUEZ (j’ai longtemps hésité avant d’approcher l’oeuvre, même si j’ai particulièrement apprécié Mémoires de mes putains tristes ; encore une fois, c’est le Magazine littéraire qui m’a incité à découvrir ce romancier). Et, encore, je me suis retenu de prendre bien d’autres ouvrages…
Avant de rentrer chez moi, je me suis acheté deux revues (Le Nouvel Obs et Marianne, dont je déplore le côté populo-démago… ; je préfère L’Express, mais, une fois n’est pas coutume, le sommaire de la semaine ne m’intéressait pas) pour passer le temps dans le train. Avec ça, je ne pense pas qu’on puisse encore avoir des doutes sur mon orientation politique. Encore que…
Ce qui aurait été une transition toute trouvée pour parler des salaires « indécents » de bons nombres de cadres du milieu bancaire (j’ai vu aux infos, la semaine dernière, qu’à Londres, certains toucheront des primes de fin d’année d’un million d’euros… Est-ce moral de gagner autant quand on contribue indirectement au licenciement de tant de personnes et qu’en définitive on ne fait « rien » ?), mais je parlerai plutôt de l’action EDF qui a cloturé aujourd’hui à 55,15€, soit un gain de 72% depuis son introduction en Bourse. Bizarrement on n’en parle pas tellement dans les media, alors qu’on critiquait déjà la « non-envolée » du cours une semaine seulement après… S’ils se sont montré si sceptiques, c’est parce qu’un certain nombre d’analystes – qui ont du toucher leur grosse prime de fin d’année – l’ont été…