Lecture frénétique

L’avantage quand on est malade, c’est qu’on peut lire, parce qu’on reste bien sagement allongé et qu’on ne peut rien faire d’autre que se moucher ou tousser… ou regarder des séries. Et quand on est bibliophage, on en engloutit trois en un week-end !!! A savoir :

  • Ceux qui vont mourir te saluent. Un des premiers romans de Fred VARGAS. Ce qui explique que l’enquête n’est pas menée par Jean-Baptiste ADAMSBERG. Mais la présence de protagonistes « anachroniques » ou qui se voudraient ainsi (on a un triumvirat impérial : Claude, Neron, Tibère) confère à l’ouvrage une atmosphère curieuse et pour le moins originale, qui devrait ravir les amateurs d’antiquités romaines entre autres.
  • Odette Toulemonde et autres histoires. C’est le premier ouvrage d’Eric-Emmanuel SCHMITT que je lis, et j’en suis plutôt satisfait. Voilà un recueil de nouvelles tout à fait plaisantes, qui devrait ravir surtout la gente féminine et que j’ai largement préféré au bouquin de Marc LEVY : Et si c’était vrai…
  • Erasme. Biographie, rédigée par Stefan ZWEIG, qui est on ne peut plus d’actualité car elle traite entre autres du christiannisme, de l’Europe, de l »internationalisme, du fanatisme, de la paix… Bien que je déplore l’ambiguité de l’auteur qui semble, à la fois, regretter l’absence volontaire d’engagement de l’humaniste – qui aurait ainsi pu changer le cours de l’Histoire – et louer l’habile diplomatie dont celui-ci savait faire preuve pour ne mécontenter personne, je ne peux que vivement recommander cette lecture – qui devrait être obligatoire au lycée.

La fin du blog

en général est prévue pour 2010, si l’on en croit cette vidéo

Au-delà de considérations sur l’auto-dérision dont Loïc Le Meur et Guy Birenbaum font preuve ou sur certaines pratiques envisageables à l’avenir ou encore sur le prix auquel se négociera la présente page chez un antiquaire, la question fondamentale est : pourquoi en 2010 et non pas en 2011 ou en 2009 ? c’est tellement mieux un nombre premier ou, à la rigueur, tout simplement impair…

Où l’on échappe de peu à l’otite

Avec tous ces dérèglements climatiques, voilà que je tombe malade avant l’heure, alors qu’il fait relativement doux. Comme les symptômes ont été exactement les mêmes, j’ai craint un début d’otite. Me rappelant ce que j’ai enduré l’année dernière, je suis vite parti à la pharmacie avant que celà ne s’envenime trop. Je me suis donc soigné, d’une part, à base de Dolirhume (je voulais aussi du Vicks pour me déboucher le nez, mais le pharmacien ne semblait pas disposer à m’en vendre… pourtant, deux précautions valent mieux qu’une, non ?) et de Drill. D’autre part, mon hypocondrie m’a incité à fureter parmi les sites médicaux plus ou moins grand publics et je me suis mis à suivre ces quelques recommandations :

  • se reposer tant que faire se peu
  • boire beaucoup d’eau
  • préférer des boissons chaudes type thé ou infusion accompagnées de citron et de miel au café (la chicorée est tolérée)
  • se débrouiller pour augmenter sa consommation de vitamine C (qui favorise la multiplication des lymphocytes) et de bêta-carotène
  • prendre une micro cuillère de wasabi ou de moutarde pour se déboucher le nez

Toutefois, les premiers jours, j’ai eu quelques doutes : aucun des symptômes ne semblait, sinon disparaître, au moins diminuer. Bien au contraire… Pis encore, j’avais des frissons et je commençais à avoir mal aux oreilles. Et, jeudi soir, j’étais si fatigué que je me suis endormi devant mon ordinateur. Ce qui explique, en partie, cette note, pour le moins bizarre, à l’origine… Ça se présentait, donc, mal.

Cependant, une fois n’est pas coutume, j’ai dérogé aux recommandations, et j’ai entrepris d’aller voir ma tante et sa petite famille, plutôt que de rester sagement me reposer chez moi. (N’étant pas chez moi dès le vendredi après-midi, et ayant oublié jusqu’à son existence, cet article n’a pas été mise à jour.) Et là, miracle, je me sens presque rétabli à l’heure où je tape ces quelques mots. Celà est-il dû au Vicks que ma tante m’a gracieusement prêté ? au Strepstil qu’elle m’a presque forcé à sucer et qui serait plus performant que le Drill ? à la choucroute maison dont je ne soupçonnais pas la valeur curative ? ou, tout simplement, au fait de ne pas se retrouver seul, ce qui accélèrerait la guérison ? Mystère…

Mais, je ne crie pas victoire trop vite vu que je me mouche encore un peu trop et continue de touss(ot)er, et qu’on a prévu une baisse de 15° C des températures en 3 à 4 jours… Et puis, ça risquerait de me porter la poisse surtout !

Premier quart de siècle

test (màj du 20 janvier pour cause de vilain rhume terrassant)

qu’on peut briévement résumer ainsi :

  • le premier tiers, à un gros epsilon près, fut, sans aucun doute, le plus heureux, le plus « normal »
  • le second, lui, fut tout aussi agréable, mais déjà on sentait poindre à l’horizon quelques sombres nuages
  • le dernier, enfin, fut le plus catastrophique, le moins abouti, même si j’ai, heureusement, connu quelques moments de bonheur ineffable

Et comme dirait mon frère : « ça pète de fêter son quart de siècle le jour de l’entrée des Justes au Panthéon !!! »

Impressions littéraires

Une fois n’est pas coutume, plutôt que de consacrer un article – beaucoup trop succint – à chacun des derniers bouquins lus, je vais m’inspirer d’un célèbre shampoing et parler de 2 auteurs et de leur(s) livre(s) en 1.

Le plus récent d’abord. Julien Parme de Florian ZELLER. Autant j’avais été enthousiasmé par La Fascination du pire (pour son habile mise en abyme et son style dépouillé), autant j’ai été déçu par cet opus. Bien sûr, on retrouve quelques moments intéressants, mais j’ai surtout eu un arrière-goût amer : la désagréable sensation qu’on a voulu faire un Attrape-coeur à la française bâclé. On commence donc mal l’année.

Peut-être parce qu’on l’a trop bien finie ! En effet, je crois qu’avec Fred VARGAS, je viens de trouver mon auteure[1] fétiche du moment (tout comme il y eut : VERNE, KING, WERBER et bien d’autres).

VARGAS, je l’ai découverte, d’abord, dans l’ancienne émission de l’homme en noir où elle venait défendre la cause de BATISTI. Et j’ai d’abord été physiquement séduit : je ne pensais pas que les spécialistes du moyen-âge pouvait avoir un certain charme. Je m’étais dit alors qu’il fallait que je la lise. Mais, comme bien trop souvent, je remets au lendemain ce que je peux faire le jour-même, et donc, forcément, ça traîne.

Puis, j’ai entendu parler de l’adaption cinématographique de son dernier bouquin et j’ai lu cet article. Je me suis, donc, dit qu’il fallait que je m’y mette, vu que j’avais un peu de temps devant moi. Et je n’ai pas été déçu : je n’ai pu être que séduit – littérairement, cette fois – par un écrivain qui emploie le subjonctif imparfait aussi naturellement dans un polar, et qui permet, en plus, de découvrir du nouveau vocabulaire.

Plutôt que de donner un résumé – même bref – je dirai que L’Homme à l’envers traite essentiellement de lycantrophie et Sous les vents de Neptune tourne, surtout, autour d’ADAMSBERG et de sa « jeunesse ».

Tant qu’à faire, je vois mal José GARCIA en ADAMSBERG (peut-être que le film me donnera tort) ; mais bien Christopher LEE dans le rôle du juge et Marion COTILLARD dans celui de Camille.

Notes

[1] l’orthographe me répugne mais c’est pour fait plaisir aux féministes, si, d’aventure, elles attérissent ici

Y’en a marre

Comme tous les jeudis, je me rends tranquillement au kiosque à journaux pour acheter le magazine qui me fera passer le temps dans le train. Quelle ne fut pas ma stupeur ,aujourd’hui, en voyant que j’avais le choix entre SARKO by Le Nouvel Obs, SARKO by Le Point et SARKO by L’Express !!! Non pas que je sois farouchement anti-SARKO ou, tout aussi farouchement, pro-SEGO (loin de là…), mais il y a des limites quand même !!! Y’en a ras-le-bol là !!! J’aurai aimé avoir un peu plus de choix. Ou alors, on a voulu étendre le champ des récriminations de François BAYROU à la presse. Allez savoir…

Peut-être qu’il faudra que je me résigne à prendre, dorénavant, un magazine typiquement masculin comme Max, FHM ou Maximal. En attendant, je suis parti me prendre un VARGAS. Ce sera plus distrayant.