Contes de la folie ordinaire

Contes de la folie ordinaireBUKOWSKI c’est un de ces noms qu’on a plus ou moins entendus et qu’on connait sans trop connaître : il nous dit vaguement quelque chose, mais sans plus. Longtemps, je n’ai eu de lui que l’image de cet extrait d’APOSTROPHES. Je savais simplement que c’était un écrivain américain majeur du XXème siècle, sans plus.
Puis, j’ai vu Factotum, qui se base sur un de ces romans (excellent Matt DILLON, au passage) et qui ne m’a pas laissé indifférent. Comme bien souvent, j’ai ensuite attendu avant de franchir le pas et de lire enfin l’auteur.

J’ai donc commencé avec ces contes, qui sont en réalité un recueil d’une vingtaine de nouvelles, et en français, car je craignais l’utilisation de l’argot (et j’ai eu raison).
Que sont finalement ces contes ? Bien souvent des tranches de vie d’un alter-ego de l’auteur, qui montre un monde de marginal qu’on n’ose à peine imaginer. Attention, âmes sensibles s’abstenir, car là, tout n’est qu’alcool et sexe. Ou presque. On boit et on baise. Pas d’heure pour le whisky ni pour le picrate. On en boit jusqu’à plus soif, et bien plus encore. Tant et si bien que j’avais envie de vomir à sa place, c’est vous dire.
Il serait, néanmoins, abusif de résumer le présent ouvrage à l’alcool. On y découvre aussi l’ambiance hippie d’alors, des expériences de taulard ou d’écrivain en marge du milieu littéraire, des touches de fantastique, des histoires un peu plus sentimentales aussi.
D’ailleurs, si vous n’en lisiez qu’une, je conseille la dernière. La plus poétique, mais aussi la plus tragique. Et, bizarrement, celle où on boit le moins. En résumé, le langage est cru, le quotidien souvent misérable, ça pue la vie à toutes les pages. Néanmoins, je ne conseillerai pas BUKOWSKI aux regards trop chastes.

Cauchemar nippon

cauchemarnippon.jpgComment choisir un livre ? Parfois, on flâne dans les rayons des librairies sans but précis. On regarde plus ou moins rêveusement ce qui nous est proposé. Un petit tour au rayon polar, puis science-fiction puis littérature étrangère (bien souvent anglophone ou asiatique), puis nouveautés françaises, etc… En réalité, bien souvent, dans ce cas, on ne choisit pas son livre, on attend qu’il nous choisisse, qu’il nous saute littéralement au visage. Parfois avec une couverture aguicheuse, parfois ou un titre surprenant. On regarde alors ce que vend la quatrième de couverture. Voire on lit la première phrase. Certains la dernière. Ou les deux.
C’est ainsi que j’ai succombé au Cauchemar nippon (on ne pouvait pas manquer le rouge criard de la couverture ni les dessins asiatiques) de Matthew KNEALE et à La Véritable Histoire du dernier roi socialiste de Roy LEWIS (le titre est on ne peut plus prometteur, non ?).

L’histoire avait l’air intéressante : un jeune Anglais, qui vivote en donnant des cours d’anglais, se retrouve bloqué à Tokyo car il a perdu son passeport. Ajouter à cela une petite amie qu’il n’arrive pas à quitter car sa famille (les HARUDA) veut la contraindre à épouser un occidental. Et là, on se demande : pourquoi donc l’obliger ?
Si en plus, une critique annonce : « on ferme le livre sous le charme de ce portrait grinçant et si drôle de la société japonaise (…) », on se dit qu’on va passer un bon moment.
Grossière erreur !!! Peut-être parce que je croyais (allez savoir pourquoi) que j’allais avoir affaire à un livre drôle, à l’humour britannique si particulier, avec une avalanche de scènes plus ou moins cocasses. Et je découvre un livre insipide. Bien sûr il se laisse lire. C’est un bon livre pour faire passer le temps dans le train car il se lit assez vite. Mais j’avais l’impression de lire un travail scolaire. Sans vie. La faute revient peut-être à la traduction, allez savoir…
Déçu de m’être laisser aguiché de la sorte par une couverture tapageuse :-/

C’est pas souvent que les pingouins se barrent

Moins souvent que les fenêtres se brisent, semblerait-il. Car, à peine, ai-je réinstaller Windaube et compagnie que quelques jours plus tard, tout recommence : premier écran qui me demande comment je veux relancer le système (mode normal ou sans échec ou débogage ou autres), ensuite un second qui indique que Windows se charge et enfin le dernier au bleu si cruel et rempli d’un texte sybillin au verdict implacable : STOP 0x000000ed etc…
Naïf, je pense que le bouton magique « Access IBM » me sauvera encore une fois. Que nenni, que point. Rien du tout cette fois-ci. Plutôt que de m’avouer vaincu je décide de regarder le BIOS voir si par mégarde l’ordinateur chercherait à se lancer à partir d’un mauvais emplacement. J’en profite pour trifouiller à droite et à gauche, et je finis par découvrir : MISSING OPERATING SYSTEM. Evidemment, il faut que je me ballade sans « CD de boot »… :-/
Il ne me restait plus qu’à attendre de retourner sur Toulouse pour réinstaller Windows, et prendre mon mal en patience.

Mais je ne m’avoue pas aussi facilement vaincu, et je décide de me procurer un magazine qui propose d’installer Linux grâce à une distribution complète. Reste plus qu’à choisir : Mandriva? Debian ? Vu que j’y connais rien, j’opte finalement pour le second, au feeling et parce que le magazine présente Debian 4.0 etch comme « la plus grande distribution de Linux » avec 4 DVD. Au moins, j’aurai quelque chose d’archi complet !

L’installation se fait sans problème. Je découvre mon nouvel environnement (un peu trop austère sous GNOME donc je passe très vite à KDE). Tout va pour le mieux, jusqu’à ce que je décide de me connecter en Wifi… Et là, quand on n’y connait rien de rien comme moi, bin, faut s’accrocher ! Car avec Debian tout se fait par console. Et de découvrir les commandes apt et compagnie, ça m’a rappelé les cours d’informatique à la fac et surtout combien j’étais peu doué. Qu’à celà ne tienne, je ne m’avoue pas vaincu si facilement, et puis, au moins, ça m’a permis d’un peu mieux comprendre comment fonctionne Linux avec les paquets et le noyau entre autres. Finalement, après avoir rapatrié moult tutoriaux et quelques pilotes pour la carte réseau, j’ai enfin réussi à me connecter hier vers 1h30 du matin.

Désormais, comme je n’étais plus « coupé du monde » (comment ça j’exagère ? ah bon, je suis accro au net moi ? ;-p), j’ai pu m’informer un peu plus sur Linux et je me suis rendu compte que finalement j’aurai plutôt dû prendre Mandriva.

Aux dernières nouvelles, je suis sur Ubuntu  ^_^
Pourvu que ça dure !!!