The crimson petal and the white

thecrimsonpetalandthewhite.jpgOn sait que j’ai attendu longtemps avant de me plonger dans cette œuvre… et le moins qu’on puisse dire c’est que je n’ai pas été déçu (même si je ne suis pas certain d’avoir tout compris…)

Tout d’abord, la structure narrative pour le moins originale m’a séduit d’emblée. En effet, ici, on regarde le monde d’en haut. Dès les premières pages, on est entrainés dans l’aventure par un narrateur omniscient, qui ne prend aucunement part à l’histoire. Il observe et partage avec nous ce qu’il voit.
Ainsi, on prend une personne « au hasard » dans la rue et on la suit. Ce qui permet de se familiariser avec l’environnement de l’époque (l’Angleterre de la fin du XIXème siècle). Et qui nous entraîne vers une autre (Sugar, prostituée qui réalise tous ses phantasmes (par voie littéraire notamment) et qui plus est a de la conversation…) et encore une autre (un jeune homme qui passe par là et qui, vraissemblabement, est promis à un brillant avenir)… Bien entendu, celui-ci est marié et va tomber amoureux de Sugar, même si cette dernière ne brille pas par sa beauté…
Bref, c’est comme si (un) Dieu nous racontait une histoire, nous permettait d’assister à un petit miracle (à savoir l’ascension d’une prostituée). Et avec ça une écriture vivante, dynamique qui est bien loin de ce qu’on écrivait alors au XIXème siècle (du moins en France, pour le peu d’expérience que j’en ai). J’insiste sur l’écriture car on a tant de détails et de descriptions minutieuses, qu’on a l’impression de littéralement voyagé dans le temps, que le livre a été rédigé par quelqu’un qui y a véritablement vécu.

Et si vous ne deviez lire ce livre, ce ne serait que pour la fin qui est tout simplement géniale !!! Attention spoilers, comme on dit en bon français (je sais, je me répète…). Bien souvent, la fin d’un film est décevante et c’est pour ça que je préfère les livres. Soit elle est trop mièvre, soit elle arrive trop tard. Ici, rien de tel. La fin s’abat sur le lecteur d’un coup, sans crier gare. Que sont les protagonistes devenus ? On ne le sait pas. On a suivi une tranche de vie, c’est tout. On n’a pas assisté à leur naissance, on n’assistera pas à leur mort. Ont-ils connus une meilleure vie ? Sombrent-ils dans la déchéance la plus abjecte ? On ne peut que l’imaginer…

Bref, voilà le premier livre de l’année qui m’a absolument ravi et que je ne peux que conseiller si on a un peu de temps cet été…

Lost Heroes 1.2

Et pour finir la découverte de la saison. L’an dernier c’était Dexter (j’attends toujours de voir ce que la saison 2 donnera, même si j’ai des a priori et suis persuadé que la première se suffit à elle-même…).

Cette année, c’est… roulement de tambours… The Big Bang Theory !!! j’en avais entendu parler dès début octobre, mais ça ne m’avait pas particulièrement marqué. Jusqu’à ce que mon frère m’en parle de nouveau, le mois dernier. Et je dois dire que j’ai raté quelque chose. Car cette série est tout simplement géniale ! Pour peu que tu sois un nerd ou presque (oui, je confirme NERD et non pas GEEK. Car geek a un côté branché, cool que nerd n’a pas ; et pourtant nos héros sont clairement des nerds (mais aussi des geeks). La nuance est subtile, mais elle existe. Question d’inclusion je dirai. A noter également que des sous films sur les nerds ont déjà vu le jour auparavant, comme l’innénarable : Revenge of the nerds, avec Anthony EDWARDS.)

Pour revenir à nos moutons, l’histoire est plutôt basique. Deux doctorants en physique ont une nouvelle voisine blonde et assez mignonne. Fatalement l’un d’entre eux (Leonard, joué par Johnny GALECKI, déjà aperçu dans Suicide King, qui dans mes souvenirs n’était pas trop mal, et vaut la peine d’être vu) en tombe amoureux. S’en suivent des scènes plus ou moins cocasses. Car son colacataire, Sheldon, est un clone de Mr BEAN, surdoué

Sheldon : …when I was 15, spending the summer at the Heidelberg Institute in Germany.
Penny : Studying abroad ?
Sheldon : No. Visiting professor.

Un de ses amis, Howard WOLOWITZ, est, lui, un clone d’Austin POWER (mais qui a le bon goût d’avoir une boucle de ceinture représentant une manette de NES) ; un autre, Rajesh, est d’origine indienne, mais est incapable de parler à la gente féminine, à moins d’avoir un peu bu auparavant.
Finalement, il est le seul à peu près normal mine de rien… (il envisage quand même de rester jouer à Halo, juste parce que son adversaire est un enfant-bulle…)

Bref, cette série s’adresse, bien entendu, à tout le monde. Mais si vous connaissez le monde d’ASIMOV et les trois lois de la robotique, si vous avez entendu parler du paradoxe d’HEISENBERG ou encore savez ce qu’est un diagramme de VENN cette série vous parlera un peu plus. (J’ai dû être un nerd, ou presque, dans une vie récente antérieure… :-/)

Personnellement, j’ai hate de voir la Saison 02.