Que sont les émissions culturelles devenues ? – 2/2

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On aura bien entendu reconnu le petit clin d’oeil au légendaire Lagarde et Michard (sur lequel a pas mal bûché celui qui rédige ces lignes – souvenirs, souvenirs ; dédicace au meilleur prof de Français ever : M. BANDON – ainsi que sa mère, c’est vous dire… je parle aux plus jeunes surtout). Dans son bouquin, il dézingue tous les lettreux contemporains, de la Reine ANGOT au prince ZELLER, en passant par le duc SOLLERS, et j’en passe…

Et là, ce qui devait arriver arriva (il fut mangé par le chat… non bien sûr que non) mais il y eu un clash (comme on dit si bien en français) entre BERGÉ et NAULLEAU. Forcément, dès qu’on touche au subjectif, on ne peut faire que des mécontents. BERGÉ dénigrant NAULLEAU ; lequel se justifiant que le critique n’est pas obligé d’être gentil et de louer toute nouvelle production littéraire ou tout écrivain. Il n’a bien entendu pas tort. BERGÉ répliquant qu’il ne détient pas la Vérité, de quel droit pouvait-il les discréditer de la sorte, lui qui n’écrit pas[1] ? Il n’a pas tort non plus.

Alors qu’on sentait le présentateur un peu dépassé, intervint le troisième larron qui ne put s’empêcher de faire du LUCHINI. Ce qui lui fut d’autant plus facile que c’est de lui qu’il s’agit. Et (j’abrège…) grâce « au génie de MOLIERE », on put voir B. et N. rire aux larmes, presque bras dessus bras dessous. La partie était-elle gagnée pour autant (comme semblait l’espérer François BUSNEL, qui ne joua que le rôle d’un modeste spectateur pendant le quart d’heure où LUCHINI fit son show – décidément le français ne risque pas de disparaître de sitôt) ? Las, non. Ces deux-là (surtout B.) semblent irrémédiablement brouillés.

Eh bien moi, ce dimanche, j’ai passé un bon moment. Oui, la télé n’est pas le mal absolu ! Et j’ai appris quelques petits trucs également, sans trop d’effort. Que demander de plus ?

Notes

[1] si ce n’est quelques pamphlets

LMM #7

Finalement, il y aura bien un intermède musical cette semaine, 20 désanm oblige…
Pour celles et ceux qui ne savent pas, cette date est fériée à La Réunion pour cause de commémoration de l’abolition de l’esclavage (quelques moi après la date officielle de promulgation de la loi, parce qu’il fallait bien finir la coupe de la canne…). Du coup, voilà une chanson de Danyèl WARO : Fètkaf tout simplement.


Discover Danyel Waro!

19 décembre 1964

Ce jour-là, André MALRAUX prononce le discours du le transfert des cendres de Jean MOULIN au Panthéon. J’étais déjà admiratif y’a deux ans, et même auparavant ; je le suis toujours ! Je maintiens : y’a pas à dire, ça a de la gueule quand même ! (D’ailleurs, je me demande ce que sont les grands orateurs devenus… y’a encore quelques tribuns de-ci de-là, mais il est à craindre que ce soit une espèce en voie de disparition… Et comme on semble vouloir sinon supprimer les Humanités, et autres matières littéraires, au moins empêcher leur développement, car « peu rentable » à long terme soit-disant, ou un truc du genre, c’est pas gagné comme dirait l’autre… Mais on s’égare.

Le coup de gueule véritable c’est à propos d’Internet et du Web. Eh oui, à l’heure où tout est à portée de clic, comme on dit, eh bien, j’ai le plus grand mal à me procurer l’intérgrale du discours en version audio… Bien sûr, quelques extraits traînent sur youtube et autre dailymotion, mais pas l’intégralité… Pour être honnête, c’est un peu de ma faute, je le reconnais. Je l’avais cette oraison y’a quelques années de ça, mais les déménagements se succédant, ainsi que les changements de lecteur audio et autre formatage ou changement de système d’exploitation, j’ai fini par le perdre. Et comme je suis (toujours) sous Ubuntu, je ne peux pas le télécharger via iTunes (seule plateforme le permettant semble-t-il…). Du coup, va bien falloir que je me procure le CD… Comme pour LEOTARD, mais ça c’est une autre histoire…

En attendant, pour le plaisir, et pour remplacer La Minute Musicale hebdomadaire :


Transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon

Que sont les émissions culturelles devenues ? – 1/2

La dernière fois que j’en parlais, je me plaignais de leur horaire de diffusion tardif (du moins dans le titre…). Heureusement, grâce à notre Président (Trois Fois Saint, Loué Soit Son Nom Pour Les Siècles Des Siècles Amen) tout ça devrait changer dès l’an prochain ! Ne veut-il pas une chaîne qui accorde la place qu’elle mérite à la culture ? Il n’a pas entendu parler de France 5 ni d’Arte diront les mauvaises langues ; d’autres pires les qualifieraient d’élitistes ; de là à dire que la culture n’est réservée qu’à une certaine élite, il n’y a qu’un pas que M. HONDELATTE s’est refusé à franchir ; bien mal lui en a pris…

En attendant, pour peu qu’on ne soit pas un adepte de trop longues grasses matinées dominicales, on peut regarder avec plaisir La Grande Librairie, présentée par François BUSNEL (oui, je n’ai pas encore la TNT, donc je me rabats sur la diffusion en clair). J’avoue cependant : je ne regarde pas souvent en entier et parfois même je rate. Mais dimanche dernier fut l’exception. Peut-être à cause des invités… Mais ce serait injuste si ce n’eétait que ça, car la semaine précédente, TARDI (avec son Putain de guerre !) et le Max de Michel QUINT, n’étaient pas moins intéressants, et la semaine d’avant encore…

Tout d’abord, Pierre BERGÉ est venu présenter son livre sur L’Art de la préface (par les grands écrivains bien entendu, sinon cela n’aurait guère d’intérêt…). J’en avais déjà eu vent grâce au Nouvel Obs ; je n’attends plus qu’une âme généreuse pour se souvenir de mon anniversaire (j’accepte aussi les cadeaux désintéressés, sans aucun prétexte).

Ensuite, Eric NAULLEAU (le méchant critique du PAF qui ose faire pleureur des grands écrivains comme Laurence BOCCOLINI – le sagouin ! – et qui est accessoirement un petit éditeur d’auteurs roumains et d’Europe centrale ; et qui sévit le samedi soir avec son compère ZEMMOUR ; lesquels se sont bien gentiment faits remettre à leur place par J. ATTALI car n’ayant visiblement pas suffisamment préparé l’entretien. À ce propos, je crois que je vais essayer de me procurer son dernier ouvrage au plus vite (mon « Attali annuel », après Marx et Une Brève Histoire de l’avenir), même si je n’ai pas encore fini le troisième tome de Millenium et que je viens tout juste d’entamer En Route vers l’inconnu, de Nicolas BAVEREZ. Dingue comme on peut digresser…) venait présenter son Jourde et Naulleau, augmenté, à propos des écrivains de ce début de XXIème siècle.
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A propos des cadeaux de noël

Comme le Père Noël (et quelques autres…) savent que je n’ai pas été particulièrement sage cette année (j’ai d’ailleurs la curieuse impression que plus le temps passe, plus je me dévergonde…), j’ai bien été obligé de me faire plaisir moi-même !

Après moult (et moult frites ; oui, je ne me lasse pas de l’humour des Inconnus) hésitations, je me suis enfin offert un appareil photo numérique (faut dire que depuis près de deux ans que je l’attends, ça commençait à me faire plus ou moins cruellement défaut ; il faudra cependant encore un peu de temps avant que je m’habitue et que je prenne ou plutôt que je poste des photos potables…). Ce n’est pas un « simple » compact ni un reflex perfectionné de (semi-)pro (je ne me voyais pas encore m’amuser avec les différents objectifs et le mode manuel) ni même un bridge, mais un compact « expert » de la gamme CANON (j’adore faire planer le mystère). Comme ça, je suis juste au milleux, comme dirait l’autre.

Et puis, je me suis permis une autre petite folie tant qu’à faire. Folie à cause du prix (je ne dirai pas tellement c’est indécent), mais aussi à cause du nombre ! Je me suis acheté pas moins de 8 bouquins (pour les plus curieux, voilà la liste : Petites Leçons de grec ancien de Jacqueline De ROMILLY, La Meilleure Part des hommes de Tristant GARCIA, Une Education libertine de Jean-Baptiste DEL AMO, En Route vers l’inconnu de Nicolas BAVEREZ, Monstrueux de Natsuo KIRINO, Albert Camus, une vie d’Emmanuel TODD, Le Soleil noir de la puissance de Dominique De VILLEPIN et Case à Chine de Raphaël CONFIANT) !!! Folie, quand on sait que ma PAL est loin d’être unitaire… Mais mon petit doigt me dit que la liste pourrait encore s’allonger dans les jours qui viennent, avant la fin de l’année…

Autant l’année 2007 s’annonçait-elle vidéoludique (encore qu’il n’y eut que deux malheureux jeux vidéos : un sur PS2 (Final Fantasy XII) et un sur sur PC (Medieval II – Total War)) ; autant l’année 2009 se présente comme celle de l’explosion littéraire (qui semblait déjà bien entamée en 2008[1]). Restera plus qu’à trouver un temps pour lire et surtout chroniquer tout ça…

Du coup, je viens de me rendre compte qu’on attendra encore un peu pour le caban ou le pardessus digne de ce nom :-/ à moins qu’une âme (plus que) généreuse…

Notes

[1] on reviendra sur le bilan littéraire dans quelques jours