On prend le même et on recommence

Comme le défi Littérature policière sur les 5 continents m’avait permis de faire d’agréables découvertes l’année dernière (L’Enigme de la porte de Rashomon, L’Empreinte du diable, La Danseuse de Mao, Morituri), j’ai, donc, décidé de remettre le couvert.

Cette année, je m’évaderai en :

  • Asie (Vietnam) avec Les Travers du docteur porc de TRAN-NHUT Thanh-Van
  • Europe (Espagne) avec Le Maître des bonsaïs de Manuel Vazquez MONTALBAN
    Europe (Grande-Bretagne) avec Tokyo de Mo HAYDER
  • Amérique (Cuba) avec La Mort d’un chinois à La Havane de Leonardo Padura FUENTES
  • Afrique (Afrique du Sud) avec 13h L’Ame du chasseur de Deon MEYER
  • Océanie (Australie) avec Spécialité de fruits de mer de Shane MALONEY
    Océanie (Australie) avec L’Homme des deux tribus d’Arthur UPFIELD

Ai-je eu raison de prendre le risque de la découverte ? Ferai-je encore une fois de plaisantes escapades littéraires ?
Réponse d’ici quelques semaines.

Le Château du serpent blanc

Le Château du serpent blanc

Une fois n’est pas coutume, je vais traiter de littérature enfantine… Que voulez-vous, dès que je vois un bouquin qui met en situation des samouraïs, je ne peux résister. D’autant que la quatrième de couverture était particulièrement alléchante :

Japon, XVIe siècle. Lorsque Zenta et le jeune Matsuzo, deux samouraïs errants, arrivent au château du Serpent blanc, l’accueil qu’on leur réserve n’a rien de chaleureux. Immédiatement cernés par une troupe d’hommes armés brandissant leurs sabres, ils apprennent que le maître de la place, sire Okudaira, est mort, et que son fils aîné, exilé depuis longtemps, risque de revenir faire valoir ses droits sur la succession face à son demi-frère de neuf ans. Mais qui est l’héritier légitime ? Alors que Zenta et Matsuzo mènent leur enquête dans ce château labyrinthique, ils vont découvrir non seulement les horribles apparitions du fantôme du Serpent blanc – une monstrueuse créature censée se manifester chaque fois qu’une crise menace le château -, mais aussi la jalousie, le meurtre et une bataille pour le pouvoir que personne n’est prêt à perdre…

Voilà le genre de livre que j’aurai adoré dévorer dans mon enfance – et dont je n’ai fait qu’une bouchée dimanche matin dernier ! Et que je conseillerai à toutes les têtes blondes (si j’en croise d’aventure…) En effet, non seulement, l’écriture est fluide (c’est le moins puisqu’on s’adresse à des enfants de 10 ans me rétorquera-t-on…) et instructive (ainsi apprend-t-on, par exemple : Le sabre du samourai, tranchant comme un rasoir et parfaitement équilibré, n’était pas conçu pour constamment ferrailler. Les combattants se mesuraient d’abord du regard, sans se toucher, et le moment venu, l’assaut physique était bref et féroce.), mais l’action connaît des rebondissements jusqu’à la toute fin ! Je n’en dirai pas plus, mais j’ai été vraiment surpris (peut-être qu’à trop me plonger dans l’action, mon attention d’amateur de polar averti a été mise en veille…).

On risquera de me regarder bizarrement à la bibliothèque mais je prendrai le risque pour lire la deuxième aventure de ces jeunes rônins : La Vallée des cerisiers brisés !

Ce soir je vais regarder « une merde infâme »

Comme dirait ZEMMOUR – que j’apprécie toujours si peu
Le problème avec ce personnage c’est qu’il est d’un autre temps. Il ne comprend pas que le monde a changé et que la France n’est plus qu’un petit village, à l’heure de la mondialisation, qui a ses réussites mais qui doit aussi compter avec les autres. Il est fini le glorieux temps napoléonien où l’on mettait l’Europe à feu et à sang, et où la violence était au moins aussi présente que de nos jours…

Mais revenons à l’objet de mon courroux. Au hasard de mes pérégrinations sur la Toile, je suis tombé sur cet article où le polémiste nous offre sa vision des mangas.

Et j’ai été consterné devant un tel manque de connaissance du sujet. On aurait cru entendre Ségolène ROYAL il y a quelques années. A croire qu’on n’avait pas découvert la culture graphique nippone populaire contemporaine et ses subtilités. Tout simplement navrant…

Donc ce soir, je vais regarder un anime (donc pas un manga au sens strict du terme, mais bon on va pas chipoter : j’essaye de me mettre au niveau du bonhomme): Le Voyage de Chihiro (dans le cadre du Cycle MIYAZAKI sur Arte). Peut-être que ce genre trouverait grâce aux yeux du sieur, vu qu’il ne met pas Candy dans le même sac que les autres dessins animés violents… Visiblement il ne sait pas qu’il y a plusieurs genres (shonen, shojo,…), et que ses amalgames reviendraient à résumer la littérature française de nos jours à Marc LEVY ou à Amélie NOTHOMB…

On aurait voulu illustrer la définition de stéréotype, on n’aurait pas fait mieux. En gros, les mangas et la BD (j’extrapole sans grand risque à mon avis) c’est nul (à part peut-être Tintin au Congo, allez savoir…), y’a que les bouquins qui comptent et les jeunes sont des p’tits cons à se complaire dans la facilité avec ces japoniaiseries !
Pathétique…

Comme si le monde était ou noir ou blanc, et qu’il n’existait aucune nuance… Comme si on ne pouvait pas relire Gunnm, tout en appréciant Mort à crédit
C’est décidément pas demain la veille que je regarderai de nouveau : On n’est pas couché