Songe à la douceur d’aller là-bas vivre ensemble

Comme j’avais un peu de temps devant moi ces jours-ci, je m’étais décidé à changer de thème (même si ce blog a la fâcheuse tendance à ne plus trop être à jour…). Le problème c’est que même si DotClear progresse régulièrement ces temps-ci, côté thèmes, c’est toujours pas ça… Du coup, je me suis dit : « pourquoi ne pas enfin franchir le pas et essayer WordPress pour voir si l’herbe y est plus verte ? »
Après une précédente expérience plutôt malheureuse, je pensais donc devoir m’armer de nouveau de courage et me préparer à passer de longues heures à trifouiller bases de données et autres plugins pour une migration complète réussie. Mais grâce à ce tutoriel, je m’en suis plutôt rapidement sorti. Il me reste juste à régler un petit problème de lien… (par exemple si on me cherche sur GOOGLE, on ne tombe pas sur la bonne page…). Et aussi à essuyer quelques plâtres car paradoxalement, je n’ai toujours pas trouvé le bon thème.

J’en ai aussi profité pour jeter un rapide coup d’oeil en diagonal à mes anciens billets. Et je me suis rendu compte qu’à l’époque j’osais publier quelques textes minables et surtout n’hésitais pas à donner mon avis sur les films et livres qui tombaient sous mes yeux (au premier semestre 2006, 11 articles pour la première catégorie et 4 pour la seconde). Maintenant, on croirait que je suis devenu une larve apathique qui n’a plus aucun avis ou ne fait plus l’effort d’en avoir et ne découvre plus rien d’intéressant… (au premier semestre 2010, 0 avis cinématographique et 3 malheureux avis littéraires). Un peu plus et on pourrait croire que mon cerveau a été bien rincé par TF1 et qu’il n’est plus disponible que pour du temps de pub, incapable de rédiger le moindre billet plus ou moins régulièrement…
L’attrait de la nouveauté avec WordPress permettra-t-il d’y pallier ?

Aimé Césaire (1913-2008)

Aimé Césaire (1913-2008)Comme je l’ai déjà dit, je fonctionne souvent par période lorsque je lis. Après celles policières et asiatiques, voilà que je commence à me tourner vers le genre biographique. Bien que je n’aie pas encore achevé Albert Camus, une vie d’Olivier TODD, je me suis lancé dans l’ouvrage que Romuald FONKOUA consacre à celle du poëte et homme politique antillais, dans le cadre de l’opération Masse critique.

(oui, je fais encore de la pub gratuite et je continuerai encore longtemps car l’initiative est intéressante : un livre offert en échange d’une critique publiée dans le mois. Et on n’est pas contraint de louer servilement l’ouvrage (cf. Viens là que je te tue ma belle ou encore L’Icône), contrairement aux publicités déguisées que l’on voit fleurir chez les blogueurs influents… mais on s’écarte du sujet)

Et ce avec d’autant plus d’enthousiasme que d’une part, celui-ci me faisait déjà les yeux doux à la librairie depuis quelques temps, et d’autre part – surtout – je me rendais compte que je ne savais rien ou si peu d’un des principaux chantres de la négritude. L’occasion était donc trop belle de combler au plus vite cette lacune !

Mais je suis resté sur ma faim… En effet, alors que je m’attendais à une biographie exhaustive – la faute à celle de Camus sûrement – on a un texte qui se concentre ici sur les années 1930 – 1960/1970. Comme si après il n’y avait plus rien d’intéressant à raconter (sans compter que sa jeunesse est très – pour ne pas dire trop… – rapidement évoquée…). D’un point de vue littéraire cela peut se concevoir puisqu’après Moi, laminaire en 1982 il n’a pratiquement plus rien publi[1]. Mais d’un point de vue politique, j’ai un peu plus de mal à l’imaginer. Et même d’un point de vue personnel… A moins peut-être que sa mort encore trop récente (en 2008) empêche les langues de se délier… Il aurait été bon de préciser en sous-titre quelque chose du genre : anticolonialisme et négritude, poésie et théâtre…

Du point de vue de la forme, le cahier central aurait pu être accompagné d’un peu plus d’illustrations (comme celle de PICASSO pour le poëme Corps perdu, par exemple). Mais cela relève du détail… Le plus ennuyeux reste le style un peu trop didactique de l’auteur, qui ne rend pas suffisamment vivante la vie du poëte. On a la désagréable impression de lire un texte un peu trop scolaire… et probablement un peu trop partisane. Je ne sais pas s’il est possible d’écrire une biographie entièrement objective, mais le prologue déjà laisse craindre une oeuvre sinon hagiographique, du moins – trop ? – pleine de révérence. Un peu plus d’esprit critique aurait sûrement été bienvenue. Toutefois, cela semble être une introduction suffisante pour qui veut survoler la vie d’Aimé CESAIRE.

Notes

[1] selon wikipedia