En vrac #8

  • En cette fin de dimanche plutôt tranquille, je m’interrogeais sur ce qu’il convient d’appeler l’affaire du Carlton de Lille. Ou plutôt devrai-je préciser, l’affaire de proxénétisme du Carlton. Et là, je ne peux pas m’empêcher de penser, peut-être à tort, que le vocabulaire est mal choisi. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que tout ça se terminera comme l’affaire Zahia… Il serait grand temps d’arrêter l’hypocrisie et de reconnaître que si certaines femmes sont sexuellement exploitées, d’autres tirent leur épingle du jeu : les fameuses escorts. Si depuis le début de l’affaire on parle de proxénétisme, puis d’un certain Dodo la Saumure (on aurait voulu trouver un sobriquet peu crédible pour un roman de gare, on n’aurait pas fait mieux), qui accréditeraient la thèse de l’exploitation d’innocentes oies blanches venues de pays en voie de développement voire sous développés aux mains d’affreux mafieux, ce n’est que depuis peu qu’on laisse glisser de-ci de-là le terme escort. Eh oui, faudrait pas oublier que tout ça ne se passe pas dans des caves sordides, mais dans des boxons de rêves… Il ne faut pas oublier que les courtisanes ont toujours existé – n’en déplaisent aux législateurs puritains – et que depuis la nuit des temps, au moins, de nombreuses femmes ont su profiter de cette loi de l’offre et de la demande, qui semble tant choquer, actuellement.
  • Par contre, qu’on retire l’aide sociale européenne aux associations semble moins dérangeant. Si l’on voulait tout faire pour que les germes d’une révolte – voire d’une révolution – arrivent à maturité, on ne s’y prendrait pas mieux. A moins qu’on veuille que les gueux, crèvent en silence, dans leur coin. A la périphérie. Dans les campagnes. Loin des boxons de rêve… Ou que, par nécessité, ils commencent à voler, pour se nourrir, ou nourrir leur famille… De toute façon, ceux qui font, et laissent faire, ont d’autres priorités en tête.
  • Ainsi, dans notre beau pays, plutôt que d’avoir le courage, pour ne pas dire les cojones, de proposer un budget qui ne nous sortirait peut-être pas de la crise (d’ailleurs on n’y est plus selon Notre Président depuis pas mal de mois déjà…) mais au moins limiterait les dégâts pour le plus grand nombre, on s’écharpe sur des niches fiscales qui ne profitent qu’à une minorité… Que penser de celle accordée pour les chevaux de courses ! Que penser de la devise française en cette période, qui semble à des années-lumières des préoccupations politiciennes… C’est vrai qu’une élection présidentielle pointe le bout de son nez… Donc, vaut mieux s’agenouiller servilement devant le grand Capital, comme on disait dans le temps, et leurs acolytes mortifères que sont les agences de notations. La Peste et le Choléra de ce début de siècle…

C’est l’histoire d’une… oie blanche qui venait d’Afrique

Loin de moi l’idée de surfer sur le ramdam (buzz pour ceux qui manquent cruellement de vocabulaire) du moment, mais après mon précédent article sur ce qu’il convient d’appeler « l’affaire DSK », difficile de faire autrement. Inutile de vous rappelez ce qu’on n’avait pas dit alors il y a un peu plus d’un mois. Je ne ferai que quelques remarques.

On ne se rend pas encore compte de l’impact néfaste qu’ont eu les séries américaines sur l’imaginaire collectif ! Il faudrait commencer à sérieusement désacraliser l’ADN ! Il ne suffit pas d’avoir un échantillon de liquide séminal retrouvé sur une personne, ni même des traces de peau sous les ongles, pour immédiatement conclure au viol ou au rapport sexuel forcé. Encore une fois, je ne peux que renvoyer à l’excellent Presumed Innocent.

De même pour beaucoup, dans une affaire, il y a forcément un coupable et une victime et ce bien avant toute forme de procès… Que n’a-t-on pas conspué ceux (Robert BADINTER par exemple) qui osaient parler de plaignante plutôt que de victime ! Car parler de victime présuppose qu’on connaisse déjà le coupable et bafoue alors la présomption d’innocence ! Mais il est tellement plus simple d’avoir un monde binaire et de généraliser… (Je ne nie toujours pas qu’une femme puisse être violée dans de telles conditions, je précise au cas où des chiennes de garde me tomberaient dessus… Même si, bizarrement, on ne les entend plus guère en ce moment… Ni M. DEBRE d’ailleurs…)

Surtout qu’il faut aller vite, toujours plus vite que la musique, que l’enquête, qu’on ne prend plus le temps, qu’on est dopé à l’information. D’où la recherche permanente du scoop, du scandale, du scabreux ! Il faut toujours faire du chiffre, de l’audience, vendre des journaux, alors tant pis pour la déontologie, pour la réflexion. Faut dire qu’on n’a plus trop de temps de cerveau disponible, alors faut le combler vite fait, bien fait… Mais ce n’est pas la faute des journalistes, non. M. DELAHOUSSE, hier, s’est, d’ailleurs, bien posé la question à haute voix : tout ce tintamarre assourdissant qui repose bien souvent sur du vent, ou si peu (car on ne sait toujours pratiquement rien de ce qui s’est passé, mais qu’importe spéculons, spéculons, y’a que ça de vrai finalement dans la vie faut croire…) n’est-ce pas plutôt la faute de l’émotion ? Cette capacité à retourner sa veste ou à éviter toute forme d’auto-critique publique m’étonnera toujourse.

D’autant plus que des journalistes etatsuniens avaient mené une enquête poussée sur la plaignante, Naffisatou Diallo, et avaient découvert… Rien. Une oie blanche venue d’Afrique pour fuir la guerre. Une résistante au régime venue chercher sa part du rêve américain à la sueur de son front… Du coup, on ne peut que s’interroger sur cette bande de bras cassés, et sur la manière dont ils ont enquêté ? Sur le terrain ou grâce à la magie d’internet qui permet d’être connecté au monde entier sans jamais se déplacer de son confortable bureau ? On n’est plus à un mystère près dans cette affaire qui s’avère de plus en plus ténébreuse…

Du coup, parfois on a simplement envie de dire stop, temps mort, on arrête, on respire, on reprend son calme ! Tout ça pour aboutir à une vérité qu’on ne connaît que trop bien depuis Adam et Eve, c’est la femme qui est perfide et vénale bien entendu !!! (*joke*)

Plus sérieusement, comme disait mon prof de français au lycée : « Le monde n’est ni tout blanc ni tout noir ; il est gris ! Avec toutes les nuances qui peuvent exister… » De grâce, arrêtons donc les condamnations à l’emporte pièce et les jugements hâtifs, et ne tombons pas dans le piège inverse de voir des complots partout comme une évidence, là où ne se trouvent parfois que de tristes coïncidences…

C’est l’histoire d’un… chimpanzé en rut !!!

(je sais que mon blog depuis plusieurs mois avait plus une vocation littéraire, mais que voulez-vous : chassez le naturiste, il revient au bungalow ! Un peu de pseudo politique ne peut pas faire de mal…)

En tout cas, c’est la manière dont on nous a vendu l’histoire DSK dès dimanche matin. Pour celles et ceux qui auraient la mémoire courte, je rappelle de quelle manière les faits ont été présentés : une femme de chambre vient nettoyer la suite en s’enquérant au préalable de la vacuité de la pièce. L’absence de réponse l’incite à poursuivre. Et là, c’est le drame : DSK sort nu de sa douche et lui saute dessus ! Déjà, là, on doit tiquer… à moins d’être un chimpanzé en rut comme l’a dit l’homme en noir, je ne comprends pas comment cela puisse être possible ! Mais passons, on n’est plus à une aberration près ! Non que je veuille dédouaner DSK ou que je cherche une théorie du complot cachée, mais j’ai beau retourner l’histoire dans tous les sens, je n’arrive pas à comprendre !!!

Enfin, voilà un homme qui brûle (selon les journalistes politiques et quelques fuites savamment orchestrées) de se présenter à l’élection présidentielle de 2012, qui sait qu’il risque d’être piégé, qu’on risque de faire surgir son passé de séducteur, et qui s’abandonnerait aussi facilement à ses pulsions ?! Mister HYDE sort de ce corps !!! car il n’y a pas d’autre explication. Ou alors celle d’un acte manqué…

D’autant qu’il ne semble pas y être aller de main morte le bougre, vu qu’on l’accuse, si j’ai bien tout compris, d’avoir forcé la jeune femme à lui faire une fellation, d’avoir pratiqué la sodomie, mais d’avoir « seulement » tenté une pénétration vaginale. Là encore, je ne peux que tiquer… Logiquement, il serait plus facile d’avoir une pénétration vaginale que tout le reste, non ? La fellation, on prend le risque d’être croqué, non ? Et quand à la pénétration anale, je ne vais pas faire de dessin, mais, je ne suis pas persuadé que ça rentre si facilement dans un tel contexte…

Du coup, je me suis posé des questions et mon imagination fertile s’en est donné à coeur joie. Imaginez donc : une jeune femme vous séduit, consent à avoir des rapports intimes avec vous (encore une fois, je ne cherche pas excuser un tel comportement, même si DSK est encore présumé innocent… je tiens à préciser avant que d’éventuelles féministes ou chiennes de garde s’en prennent à moi ; j’émets une hypothèse, certes digne d’un film hollywoodien (voir le si bien nommé Presumed Innocent) mais tout de même plausible), une fois que la besogne est finie, elle se transforme en furie, et vous griffe pour simuler une agression sexuelle ou du moins une tentative d’agression sexuelle… Tout est alors réuni : les fluides séminaux, les traces sur le torse qui prouvent qu’on s’est débattu…

Seul hic : à qui profiterait le crime mon cher Watson ? Vu l’absence de réponse crédible, force est de constater que l’hypothèse est tirée par les cheveux !

D’autant que certaines langues commencent à se délier et reconnaissent que le sieur Strauss-Kahn était un séducteur, voire plus… Pour ne pas dire un délinquant sexuel, comme l’a écrit M. DEBRE sur son blog. Pour ce personnage, point de présomption d’innocence qui tienne, il faut que tout le monde sache la vérité. Vérité connu d’un certain microcosme depuis belle lurette, mais que personne n’osait mettre sur la place publique. Même pas lui !!! Mais comme il est médecin, il sait quel est le meilleur moment pour tirer sur une ambulance, je pense. Ou alors DSK a eu une liaison avec madame ou une maîtresse qu’il convoitait et… Mais là ça deviendrait vraiment de la fiction !

Déjà qu’on se croirait dans un mauvais épisode de Law and Order (la série des New-York – police judiciaire, section criminelle, unité spéciale)… J’imagine bien feu Lennie Brisco le cueillir dans l’avion (ou plutôt Stabler, voire Ice-T aka Tutola, vu que c’est la Special Victims Unit qui est en charge de l’affaire…). Heureusement, l’ADN va bientôt permettre de voir un peu plus clair dans tout ça. En espérant qu’ils se débrouillent aussi bien aux Etats-Unis que dans leurs séries (d’ailleurs, on trouverait presque bizarre que ça mette autant de temps, déjà que les policiers sont revenus sur leurs déclarations ; un mauvais épisode, qui ne manquera pourtant d’être adapté, j’en mettrai ma main à couper !), et surtout mieux qu’en France, car y’a un groupuscule anarchiste qui était bien parti pour croupir en prison, vu que la ministre de la justice de l’époque (MAM pour qui aurait la mémoire courte…) nous promettait que ce n’était qu’une question de jours, voire de semaines, tellement les preuves étaient accablantes !!! On attend toujours

Bilan littéraire 2010

Comme promis, voici le désormais rituel bilan des lectures de l’année passée. Année qui fut sans conteste celle de la biographie ! Pas moins de 5 (en incluant Les Rêves de mon père, voire 6 avec Le jour où mon père s’est tu qui n’en est pas une à proprement parler, mais qui permet de mieux cerner Robert Linhart et toute une époque…) allant du passable (Aimé Césaire) à l’excellentissime (Marie-Antoinette, Albert Camus, une vie), en passant par celle de Napoléon qui a permis de rafraichir ma mémoire et surtout de découvrir certaines vérités pas toujours enseignées…

Cette année fut aussi celle des bandes-dessinées et des mangas. Au total, 44 ! Soit pratiquement autant de bouquins lus en 2009 ! Et encore me suis-je contenté de compter comme une oeuvre celles qui comptent plusieurs tomes (comme GunnM ou De Capes et de crocs, respectivement 9 et 8 tomes). En considérant les bouquins « sans images » j’arrive tout de même à 33 livres, ce qui me permet de me maintenir dans ma moyenne (en 2009, j’en avais lu 31, en 2008 : 37 et en 2007 : 35) et de rester catalogué « grand lecteur [1]».


Sans plus tarder, voici la liste récapitulative (une fois n’est pas coutume elle va du plus récent lu au plus ancien, sans mention de date…) :

  • Servir le Peuple, Lianke Yan
  • Un Endroit discret, Matsumoto Seicho
  • Logicomix, Apostolos K. Doxiadis
  • Le Roi des elfes, Philip K. Dick
  • Kurosagi (tome 1 à 6), Otsuka Eiji
  • Freaks of the Heartland, Niles Steve
  • Anne Freaks (tome 1 à 4), Kotegawa Yua
  • De Soie et de sang, Xiaolong Qiu
  • L’Esprit du temps (tome 1 et 2), Benjamin Lacombe
  • Kirihito (tome 1 à 3), Tezuka Osamu
  • Charisma (tome 1 à 4), Shindo Fuyuki
  • Tokyo, Mo Hayder
  • L’Homme des deux tribus, Arthur Upfield
  • Okko, Le cycle de la terre (tome 3), Hub
  • Okko, Le cycle de l’eau (tome 1 et 2), Hub
  • Ikki Mandara, Tezuka/Osamu
  • Solanin (tome 1), Asano Inio
  • Le Quartier de la lumière, Asano Inio
  • Un Monde formidable (tome 1), Asano Inio
  • Le Pavillon des hommes (tome 1 à 3), Yoshinaga Fumi
  • Marie-Antoinette, Stefan Zweig
  • La Carte et le territoire, Michel Houellebecq
  • L’Enigme de la flèche noire, I. J. Parker
  • L’Enigme du dragon tempête, I. J. Parker
  • Un Parfait Gentleman et autres histoires criminelles de Chinatown, Achmed Abdullah
  • La Reine des lectrices, Alan Bennett
  • De Cape et de Crocs (tome 1 à 8), Jean-Luc Masboules/Alain Ayroles
  • Un Zoo en hiver, Jirô Taniguchi
  • Quartier lointain, Jirô Taniguchi
  • Les rêves de mon père, Barack Obama
  • Blacksad (tome 1 à 3), Juan Diaz Canales
  • L’Ame du chasseur, Deon Meyer
  • Mort d’un chinois à la Havane, Leonardo Padura
  • Kyoteru (tome 1 : Enfant de l’ombre), Jee-Yun
  • Chinn (tome 1 : Les Bambous de la sagesse), Bertrand Escaich
  • Le soleil noir de la puissance, 1796-1807, Dominique de Villepin
  • Le Pousse-pousse, Lao She
  • La Peste, Albert Camus
  • Le Maître a de plus en plus d’humour, Mo Yan
  • La Nausée, Jean-Paul Sartre
  • Aimé Césaire (1913-2008), Romuald Fonkoua
  • Le Jour où mon père s’est tu, Virginie Linhart
  • Batman et Catwoman, Ann Nocenti
  • Diên Biên Phu, Daisuke Nishijima
  • Mother Sarah (tome 1 à 3), Katsuhiro Otomo
  • Chroniques de Pékin, Olivier Vatine
  • Filles du dragon (tome 1 : Samurai bullets), Justin Gray
  • Mort d’une héroïne rouge, Qiu Xiaolong
  • Hood (tome 1 : Pierres de sang) Brian-K Vaughan
  • Crevaisons : Une aventure rocambolesque du soldat inconnu, Manu Larcenet
  • La voie de la Sagesse : Poussière de printemps, Ji’An
  • Dans la prison, Kazuichi Hanawa
  • Henriette (tome 3 : Trop potes), Philippe Dupuy/Charles Barbérian
  • Nabuchodinosaure (tome 8 : Ramdam sur le rift), Herle/Widenlocher
  • Timing (tome 1) Full Kang
  • Batman et les Monstres, Matt Wagner
  • L’Étincelle (Volume 1 – L’Enfance), Choi Ho-Cheol/Park Tae-og
  • Trafic sordide, Simon Lewis
  • Albert Camus, une vie, Olivier Todd
  • Shim-Chong, fille vendue, Sok-Yong Hwang
  • Après le zénith, Han Hye-yeon
  • Jindol et moi, Ancco
  • L’Orme du Caucase, Jirô Taniguchi
  • Histoire Couleur Terre (tome 1 à 3), Dong-hwa Kim
  • Strange Girl (tome 1 : L’enfer de la jeunesse), Rick Remender
  • Atalante (tome 1 à 4), Crisse
  • Les Vrais durs ne dansent pas, Norman Mailer
  • Les Travers du docteur Porc, Tran-Nhut
  • Case à Chine, Raphaël Confiant
  • GunnM (tome 1 à 9), Yukito Kishiro
  • Le Château du Serpent blanc, Lensey Namioka
  • Kogaratsu (tome 9 à 11), Marc Michetz
  • Hong Kong Triad (tome 1 à 3), Joël Parnotte/Vincent Mallie
  • Mort à crédit, Louis-Ferdinand Céline
  • Cent ans de Solitude, Gabriel Garcia Marquez
  • Les Gaulois expliqués à ma fille, Brunaux Jean-Louis
  • Terre des oublis, Duong Thu-Huong
  • Je ne vais pas me lancer dans une analyse exhaustive car ce n’est vraiment pas intéressant, mais toutefois je note que les polars sont bien représentés : avec 13 romans policiers, j’en suis à peu près au tiers de tout ce que j’ai lu en 2010, mais hélas je n’ai pas terminé le défi littérature policière sur les 5 continents à temps… (mais le dernier article sera posté ce mois-ci sans faute !).

    Et pour 2011, n’oublions pas le challenge ABC critiques et en ce moment-même le mois du polar sur Babelio. Sans compter l’article sur Le Compagnon de voyage dans le cadre d’un partenariat avec Blog-O-Book, ni la biographie de Robert Brasillach par Philippe Bilger que je viens de recevoir grâce à la dernière Opération Masse Critique ! L’année commence sur les chapeaux de roue !

    Notes

    [1] i.e qui lit au moins 20 livres par an, rappelons-le

Bananier et pomme sautée !

Comme l’originalité n’est décidément pas mon fort, je vais donc me répéter (même si je me suis rendu compte que l’année dernière cette charmante manie a été honteusement passée à la trappe…) en souhaitant :

BONNE ANNÉE AUX FORCES (PLUS OU MOINS) VIVES DE LA BLOGALAXIE (ET AUX AUTRES AUSSI) !!! ET MEILLEURS VŒUX, EN GÉNÉRAL, ET BONNE SANTÉ, EN PARTICULIER !!!

Quant à l’épineux problème des résolutions non tenues (doux pléonasme…), je vais essayer d’en prendre au moins une raisonnable en orientant le présent blog dans une direction – déjà amorcée depuis quelques mois – plus culturelle et littéraire. Ce qui ne veut pas dire que je passerai à la trappe les atermoiements de ma petite personne ni mes avis sur les rares films que j’aurai l’occasion de visionner, ni même sur une découverte ou un souvenir musical, loin de là ! Ni même qu’on aura sa livraison hebdomadaire de notes sur des bouquins, pour la simple et bonne raison que je ne suis pas un lecteur compulsif et surtout que je lis relativement peu finalement… (ce qu’on verra prochainement dans le bilan littéraire annuel)
Rendez-vous dans une petite douzaine de mois pour voir le résultat.

Et pour finir, dernière résolution à défaut d’être aussi bien entouré que Passou :
Saori Sloan
bye bye les pin-up asiatiques, paraît que ça fait pas trop sérieux…

De Jacqueline de Romilly à Mark Zuckerberg

Comme je disais à propos de Jean-Pierre VERNANT, pour beaucoup, la mort de cette illustre inconnue ne les touchera pas. Son nom même ne leur évoquera rien, alors qu’elle fut pionnière en bien des domaines (première lauréate au Concours général, première normalienne intégrant la rue d’Ulm, première femme professeur au Collège de France). Pour la simple et bonne raison que les humanités n’ont plus le vent en poupe de nos jours… Sous le fallacieux prétexte qu’elles ne préparent pas au monde actuel, alors que Jacqueline de Romilly s’est évertué à montrer la modernité des Grecs, et l’actualité de bon nombre de leurs concepts.
La vérité, c’est que, soit-disant, les petits bouts de choux travaillent déjà beaucoup trop pour acquérir le « socle commun minimum », on ne va pas les embêter encore plus avec des langues qu’on ne parle même plus, ce serait stupide ! Mais aussi qu’en France on accorde un peu trop d’importance aux Sciences en général et aux Mathématiques en particulier, mais pas suffisamment ni aux lettres ni à l’apprentissage… Mais on s’écarte du sujet.
Je voulais juste saluer cette grande dame qui nous a quitté – oui je sais c’est une formule bateau, passe-partout, mais je le pense vraiment ; et puis y’aura suffisamment de chroniques mieux rédigées que la mienne comme celle de Passou par exemple – et que j’ai découverte au lycée. Si vous ne savez quoi lire en ce moment ou même qu’offrir en cette fin d’année, je ne saurai que trop vous recommander ses Petites leçons sur le Grec ancien, qui sont un véritable régal et qui ne nécessitent aucun prérequis en Grec ancien mais qui sont jubilatoires pour qui aime faire fonctionner un peu ses neurones.

A noter que Mark ZUCKERBERG, la personnalité de l’année selon Time magazine (à ce propos, si les journalistes pouvaient arrêter d’écorcher le nom et éviter de dire Times, qui désigne un autre journal…) a étudié le Grec ancien et le latin, et visiblement, ça ne l’a pas empêché de s’en sortir dans le monde actuel. Comme quoi, le vrai problème n’est pas « l’utilité » des humanités dans le monde actuel, mais le système scolaire français dans son ensemble, mais c’est une autre question…